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Réforme Pass-LAS : un décret officialise la création d'une licence unique
Le décret définissant les modalités de la nouvelle "licence portail santé", qui remplacera à partir de septembre 2027 le système Pass-LAS, est paru ce samedi 24 octobre au Journal officiel. Le texte officialise le retour à une voie unique permettant d'accéder aux filières santé.
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C'est officiel : la réforme du système Pass-LAS sera mise en œuvre à compter de la rentrée 2027, comme l'avait récemment rappelé le ministre de l'Enseignement supérieur. Et ce, malgré des appels au report. Désormais, une seule voie sera ouverte aux étudiants qui souhaitent intégrer une filière santé (médecine, pharmacie, odontologie ou maïeutique) : la "licence portail santé". Un décret, paru samedi 24 octobre au Journal officiel, est venu préciser les contours de cette réforme.
Avec cette refonte du système Pass-LAS - mis en place en 2020 -, le Gouvernement entend "rendre l'accès aux études de santé plus lisible, plus équitable et mieux adapté à la réussite des étudiants".
Dès la prochaine campagne Parcoursup, les lycéens pourront faire un seul vœu en "licence portail santé", accompagné d'un ou plusieurs sous-vœux correspondant aux disciplines dans lesquelles ils souhaitent étudier. Cette licence comprendra trois blocs : le premier dédié à la santé, "correspondant à des disciplines relevant de la santé", qui restent à déterminer par arrêté ; un second dit "disciplinaire" avec des enseignements dans une autre discipline, comme les sciences, le droit ou la psychologie ; et un troisième "transversal", "correspondant à l'apprentissage de compétences transversales requises pour les formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie et de maïeutique, telles que l'aptitude à l'analyse, à la synthèse, à l'expression écrite et orale, au repérage et à l'exploitation des ressources documentaires…".
Les étudiants ne pourront s'inscrire qu'une seule fois à cette "licence portail santé", sauf en cas de redoublement. Ils n'auront que deux chances pour intégrer l'une des filières santé. Le décret précise, en effet, que la première inscription en "licence portail santé" "vaut première candidature" ; la seconde chance, à l'issue de la deuxième année de licence, "ne peut être présentée que l'année qui suit la validation de la première année" de la formation.
Le texte prévoit la possibilité pour les étudiants qui ne valideraient pas la première année de la licence de redoubler sous conditions.
Réduire la "pression inutile qui pèse sur les étudiants"
Désormais, "les modalités de classement seront harmonisées afin de garantir une plus grande équité entre les étudiants, quels que soient leur parcours disciplinaire ou leur territoire d'études", souligne le Gouvernement, dans un communiqué. "Le nouveau modèle pourra être déployé sur l'ensemble du territoire, y compris dans les territoires ne disposant pas encore d'une voie d'accès aux études de santé. Il constituera également, à terme, la voie d'accès aux études de kinésithérapie", filière qui n'apparait pas dans le décret publié ce samedi. Le Gouvernement n'a, pour l'heure, pas donné plus de précisions concernant cette filière.
Les étudiants qui ne parviendront pas à intégrer une des filières santé pourront poursuivre leurs études dans la discipline choisie, "sans perdre le bénéfice de leur première année", précise l'exécutif.
Enfin, la possibilité pour des étudiants d'intégrer la deuxième ou troisième année du premier cycle des filières santé via une passerelle sera toujours ouverte. Selon le Gouvernement, cette possibilité est même élargie afin "de diversifier davantage les profils et de donner leur chance à des étudiants dont la vocation pour les métiers de santé se révèle plus tardivement".
"Notre ambition est de maintenir l'exigence des études de santé, tout en réduisant la pression inutile qui pèse sur les étudiants dès leur première année", a affirmé la ministre de la Santé, citée dans le communiqué. "En sécurisant les parcours et en favorisant une plus grande diversité des profils, nous préparons aussi la formation des professionnels de santé dont notre pays et nos territoires ont besoin", a poursuivi Stéphanie Rist.
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