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Pass/LAS : "La réforme est prête et sera appliquée dès la rentrée 2027"
Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a réuni, mercredi 23 septembre, la presse pour sa conférence de rentrée afin de donner ses perspectives sur l’année à venir. Il a notamment évoqué l’accès aux études de santé : nul doute que la réforme est l’une des priorités.
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"Il y avait une attente forte sur la lisibilité des études de santé : la réforme est prête et sera appliquée dès la rentrée 2027", se félicite le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste. Finis les parcours Pass et LAS, désormais les néo-bacheliers intégreront une "licence portail santé" avant d’entrer dans l’une des filières de santé (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie ou kiné). Un parcours unique nécessaire, d’après le ministre, qui opte pour plus de clarté.
"Jusqu’à présent, quand un bachelier en Île-de-France arrivait sur Parcoursup, il avait le choix entre plus de 100 formations différentes pour faire sa première année. Qui est capable d’expliquer ce maquis ?", interroge Philippe Baptiste. Face à un système "trop compliqué", la licence portail santé doit assurer plus de simplicité. "Ce système propose une première année avec une quinzaine de disciplines en lien avec la santé", comme la biologie, la physique-chimie, les sciences infirmières, le droit… Chaque étudiant devra choisir une discipline de prédilection à côté de ses enseignements en santé. "C’est comme si on validait deux licences en parallèle", résume le ministre.
Une première année dans tous les départements ?
Les parcours Pass-LAS vont disparaître et les licences "sciences pour la santé", qui avaient le vent en poupe, devront se plier aux nouvelles modalités. Elles seront considérées comme une discipline annexe au même titre que la biologie par exemple. L’entourage du ministre précise qu’à compter de la rentrée 2029, les universités ne pourront d’ailleurs plus admettre en deuxième année d’études de santé plus de 30% des étudiants ayant suivi cette licence… comme ce sera le cas pour les autres disciplines. La licence offrait jusqu’à présent un moyen de contourner un peu les chiffres, comme une sorte de troisième voie d’accès en plus des parcours Pass-LAS. Ce ne sera plus le cas.
Par ailleurs, le ministère souhaite continuer de déployer une première année d’études de santé sur tous les territoires, y compris ceux dépourvus de faculté de santé. Jusqu’à présent, 75% des départements proposaient un Pass et/ou une LAS. "Depuis cette rentrée, une première année d’accès aux études médicales est instaurée au sein de deux [nouveaux] sites." Le ministre annonce l’ouverture d’une quinzaine de sites supplémentaires à la rentrée 2027, sans préciser sur quels territoires. "Les capacités d’accueil pourront être ajustées selon les besoins locaux", précise-t-on dans le dossier de presse.
Comme la réforme d’accès aux études de santé, ce déploiement est assez mal perçu de la part de la Conférence des doyennes et des doyens de médecine qui dénoncent, entre autres, un manque de budget. "Il y a eu beaucoup de réunions avec les doyens, on a avancé et on s’est engagé sur les moyens", souligne Philippe Baptiste. Au total, 5 millions d’euros sont garantis pour financer la réforme de l'accès aux études de santé en 2027.
Celle-ci est d’ailleurs en cours de validation par le Conseil d’État. L’entourage du ministre l’assure, "c’est fait". Les textes sont attendus dans les prochaines semaines. Quant à Philippe Baptiste, il a précisé que d’autres annonces sont attendues prochainement autour des "budgets additionnels" notamment "sur le nombre de postes pour accompagner la formation des futurs médecins", sans donner plus de détails.
Le ministre réagit aux suspicions de fraudes aux Ecos 2026 :
Sujet d’actualité, Egora a fait réagir le ministre sur les suspicions de fraude lors des derniers Ecos. "Il y a eu cette alerte qui a beaucoup inquiété les étudiants. Ils ont investi du travail [pour ces épreuves, NDR]" et cette alerte de suspicion de triche a suscité "beaucoup d’émotions". "Nous n’avons à ce stade aucun élément objectif inquiétant, ni statistique ni factuel. Pour autant, nous avons fait le choix avec Stéphanie Rist [ministre de la Santé] de travailler sur le sujet pour qu’un rapport soit établi le 15 octobre. A ce stade, aucune inquiétude donc mais nous devons enquêter à fond."
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