@HJBC/stock.adobe.com
Budget de la Sécu 2027 : les députés rejettent la partie recettes, le texte transmis au Sénat
Le rejet par les députés, ce vendredi 23 octobre, de la partie "recettes" du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 a coupé court aux discussions sur ce texte, qui part donc au Sénat.
@HJBC/stock.adobe.com
Après l'avoir largement vidé de sa substance lors de débats menés dans un hémicycle clairsemé, les députés ont rejeté vendredi à la quasi-unanimité le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2027, renvoyant ainsi le texte directement au Sénat. La chambre haute du Parlement s'emparera donc le 9 novembre du texte initial du Gouvernement, qui prévoit des économies massives pour diviser presque par deux le déficit de la "Sécu" en 2027.
Avant de rejeter le texte, les députés ont, eux, virtuellement dégradé le déficit à 24 milliards d'euros par leurs votes, a déploré vendredi le ministre des Comptes publics, David Amiel. "On ne peut pas avoir d'un côté des taux d'intérêt qui flambent et ici, s'enfermer dans une quatrième dimension où les milliards pleuvent à flot", a-t-il lancé.
Les députés n'ont même pas discuté de l'intégralité du texte : en milieu de journée vendredi, ils ont rejeté la partie portant sur les recettes de la Sécurité sociale par 115 voix contre une (issue du MoDem). Les groupes Renaissance, MoDem et Horizons se sont majoritairement abstenus, tandis que les autres groupes ont très largement voté contre.
Ce rejet des "recettes" a ainsi coupé court aux discussions, une adoption étant nécessaire pour étudier ensuite la partie portant sur les dépenses. Celle-ci contenait pourtant l'une des mesures d'économie phares du texte : une moindre revalorisation des pensions par rapport à l'inflation pour deux tiers des retraités, dénoncée par de nombreux groupes à droite comme à gauche.
Depuis mardi, les débats en séance publique ont été menés sans enthousiasme, alors que tous anticipent l'utilisation de l'article 49.3 de la Constitution ou des ordonnances pour faire passer le texte dans les prochaines semaines.
Car à six mois de l'élection présidentielle et dans un hémicycle profondément divisé, personne ne croit qu'il pourra être adopté par une majorité après la recherche d'un compromis, comme cela avait été le cas l'an dernier. Les socialistes avaient accepté de voter pour une copie négociée, en échange notamment de la suspension de la réforme des retraites. Cette fois, plusieurs députés ont indiqué qu'aucune négociation n'a réellement été engagée.
[avec AFP]
La sélection de la rédaction
Faut-il imposer à tous les généralistes libéraux d'être le médecin traitant d'au moins 500 patients ?
Pascale Debenest
Non
J'ai choisi médecine libérale justement pour être libre d'organiser mes journées comme je l'entends . Je suis en campagne (bourg d... Lire plus