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Crise au Samu 35 : l'ARS missionne quatre experts, dont François Braun
Selon nos confrères d'APMnews, quatre experts, dont l'ancien ministre de la Santé François Braun, ont été missionnés pour tenter de trouver une issue à la crise qui secoue le Samu en Ille-et-Vilaine.
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Vers une sortie de crise au Samu d'Ille-et-Vilaine ? Le centre 15 est enlisé depuis plusieurs mois dans une crise profonde, qui s'est concrétisée fin septembre par le départ de la majorité des généralistes libéraux qui assuraient jusqu'ici des gardes aux côtés des médecins hospitaliers. Une décision motivée par une rémunération jugée trop faible et des réquisitions.
La situation est rapidement devenue intenable pour les médecins hospitaliers. "On prend des décisions en 30 secondes, on rappelle à 18h des gens qui nous ont sollicités à 10h. On ne laisse aucun patient de côté", témoignait l'un d'eux à nos confrères de Ouest-France il y a quelques jours. Plusieurs arrêts de travail auraient été déclenchés chez les assistants de régulation médicale (ARM), indique une source proche du dossier à Egora.
Débordés face à la hausse des appels à traiter – le Samu 35 reçoit plus de 2 000 appels par jour en moyenne –, les médecins urgentistes du CHU de Rennes ont entamé une grève lundi 19 octobre. Douze responsables d'unité ont également décidé de démissionner de leurs fonctions managériales dans l'espoir de faire réagir l'ARS de Bretagne.
Devant cette situation inédite, l'agence a annoncé à Ouest-France avoir ouvert un chantier "visant à refonder durablement le fonctionnement du SAS et à répondre aux difficultés persistantes dans l'organisation de la réponse aux soins non programmés".
Des experts missionnés
Quatre experts ont été mandatés pour trouver une issue à la crise. Il s'agit de l'ancien ministre de la Santé François Braun, du Pr Karim Tazarourte, patron du Samu 69, du Dr Antoine Leveneur, généraliste et ancien président de Conférence nationale des URPS médecins libéraux (CN URPS-ML), et du Dr Luc Duquesnel, président des Généralistes-CSMF.
Ces experts se sont réunis à plusieurs reprises au cours de la semaine dernière pour mener des discussions avec l'ensemble des acteurs. Un accord a d'ores et déjà été trouvé avec les médecins généralistes libéraux, qui ont repris la régulation de PDSA ce samedi 24 octobre à midi. Cet accord n'est, en revanche, valable que pour le mois de novembre, précise une source proche du dossier à Egora.
Si une partie de leurs revendications, notamment financières, a été satisfaite, il reste encore beaucoup à faire. Car le sujet dépasse visiblement la question tarifaire. Il convient de renouer le dialogue entre les libéraux et les hospitaliers, dont les relations se sont nettement dégradées ces dernières semaines, mais aussi de "définir une organisation pérenne, adaptée aux besoins de la population et aux contraintes des professionnels de santé", souligne l'ARS citée par Ouest-France.
[avec APMnews et Ouest-France]
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