Ce professeur aurait relevé l’identité d’étudiantes voilées avant un examen : "Certains y ont perçu une discrimination"
L’incident se serait produit lors d’une épreuve de rhumatologie, à la faculté de Tours. Un professeur, évoquant l’interdiction d’avoir les oreilles couvertes pendant l’examen afin d’éviter la triche, aurait relevé l’identité de jeunes femmes voilées.
L’affaire se serait déroulée lors d’une épreuve de rhumatologie à la faculté de Tours. Alors qu’il distribuait des feuilles de brouillon, rapporte la Nouvelle République, un professeur de médecine aurait relevé l'identité d’au moins trois jeunes femmes voilées, dénoncent des étudiants de quatrième année.
Avant le début de l’épreuve, ce dernier aurait rappelé que les oreilles devaient rester découvertes pendant l’examen. Toutefois, le contrôle a semble-t-il été “un peu trop ciblé”, selon certains. “ Mes oreilles étaient découvertes, mon foulard étant lâche”, argumente l’une des jeunes femmes citées par nos confrères de la Nouvelle République, qui note que “beaucoup de gens aux cheveux longs les laissent détachés et cela ne semblait poser aucun problème”.
Un autre témoignage, indique que le professeur a demandé à une seconde élève d’écrire son numéro d’étudiante “sans explication, ni vérification des oreilles”. Des vérifications qui ont déplu à certains étudiants et étudiantes évoquant de la discrimination selon la Nouvelle République. La direction de l’université, alertée de la situation, a réagi.
Un message de rappel sur la laïcité
"L’enseignant chargé de la surveillance a procédé à une vérification auprès de certaines étudiantes, afin de s’assurer de l’absence de dispositifs susceptibles de permettre une fraude", explique à la NR la direction de l’université. "Certains y ont perçu une discrimination. Le doyen a donc adressé [aux étudiants] un message de rappel sur le principe de laïcité, tout en précisant l’obligation faite aux enseignants de veiller à prévenir toute fraude ou tentative lors des examens pouvant entraîner des sanctions disciplinaires."
Dans ce message, le Pr Angoulvant, doyen, rappelle que "le port de signes religieux est autorisé" pour les étudiants, "dans le respect du bon fonctionnement du service public, sans prosélytisme, sans pression et sans trouble à l’ordre public."
[avec La Nouvelle République]
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