Les syndicats d’ostéopathes accusent le collectif "No Fakemed" de diffuser "de fausses informations"

07/09/2022 Par M.G.

Lundi 5 septembre, le collectif de professionnels de santé "No fakemed" a publié une tribune dans Le Figaro pour alerter les jeunes parents sur les pratiques de soin non conventionnelles ciblant la grossesse et la périnatalité, mettant notamment en cause les ostéopathes. Les syndicats ont tenu à réagir aux propos à leur encontre dans un communiqué.   “L’ostéopathie est une nouvelle fois agressée par le collectif “No FakeMed”, à coup de fausses informations, d’approximations, d’amalgames et d’erreurs de droit”, estime le SFDO (Syndicat français des ostéopathes) et la SEROPP (Société européenne de recherche en ostéopathie périnatale et pédiatrique), dans un communiqué. “Les agressions gratuites contre l’ostéopathie sont devenues une véritable marque de fabrique de ce collectif auto-proclamé qui diffuse régulièrement de fausses informations.” Le collectif “No Fakemed” alertait ce lundi 5 septembre dans une tribune pour Le Figaro, sur des "fausses médicalisations inutiles et parfois dangereuses", notamment concernant l’ostéopathie, profession toutefois réglementée. "Toute manipulation d'un bébé après sa naissance est inutile et peut être dangereuse. Les manipulations du crâne, de la face et du rachis chez le nourrisson de moins de six mois sont d'ailleurs légalement interdites aux ostéopathes." Ce à quoi le SFDO et la SEROPP ont décidé de répondre : “la profession d’ostéopathe est reconnue depuis 20 ans et réglementée depuis 15 ans. Selon un sondage Odoxa de septembre 2019, l’ostéopathie est une profession qui jouit d’un très haut niveau de confiance dans la population. Peut-être cette confiance gêne-t-elle les acteurs de ce regroupement ?”

Le collectif No Fakemed affirme que l’ostéopathie “peut être dangereuse chez le nourrisson" mais les deux syndicats démentent fermement ces propos : “Dans neuf revues systématiques de la littérature sur les effets de l’ostéopathie en pédiatrie, aucune n’a rapporté d’événement indésirable et encore moins d’effet secondaire grave survenu après un traitement ostéopathique chez l’enfant. L’ostéopathe conformément à l’article premier du décret 2007-435 du 25 mars 2007 est autorisé à pratiquer des actes de manipulations et mobilisations […] dans le respect des recommandations de bonnes pratiques établies par la Haute Autorité de santé.” Quant à la légalisation des manipulations chez les nourrissons, les syndicats des ostéopathes assurent qu’il n’est pas interdit de manipuler un enfant de moins de six mois. Les manipulations “sont encadrées par l’article 3 du décret 2007-435 du 25 mars 2007 au terme duquel, lesdites manipulations nécessitent “un certificat attestant l’absence de contre-indication médicale à l’ostéopathie”. La SEROPP et le SFDO avait déjà rappelé dans communiqué datant du 8 mars 2022 que “l’ostéopathie pédiatrique est source de bénéfices pour le nourrisson et les jeunes enfants”. La SEROPP avait même édicté en 2012 “des recommandations de bonnes pratiques en ostéopathie périnatale et pédiatrique, avec l’appui de son conseil scientifique, dont des professeurs d’université, des praticiens hospitaliers…”.  

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