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Une pétition défendant l’hydroxychloroquine dépasse les 380.000 signataires

Lancée vendredi 3 avril par l'ancien ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy, une pétition demandant à assouplir les possibilités de prescription de l'hydroxychloroquine a d’ores et déjà recueilli plus de 380.000 signataires.
 

 

Baptisée #NePerdonsPlusDeTemps, la pétition demande au Premier ministre, Edouard Philippe, et au ministre de la Santé, Olivier Véran, de “mettre à disposition immédiate dans toutes les pharmacies hospitalières de l'hydroxychloroquine ou, à défaut, de la chloroquine” en vue d’en “prescrire à tous les malades atteints de forme symptomatiques de l’affection à Covid-19, particulièrement à ceux atteints de troubles pulmonaires si leur état le requiert”.

Lancée par l'ex-ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy et le Pr Christian Perronne, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches, le texte appelle à “éviter à tout prix l’automédication” et demande à l’Etat “d'effectuer des réserves ou des commandes d’hydroxychloroquine afin que, si l’efficacité se confirmait dans les prochains jours, nous ne soyons pas en manque de traitement”.

 

 

Depuis plusieurs semaines, l’utilisation de l’hydroxychloroquine sur des patients atteints a provoqué le débat au sein du corps médical. Alors que diverses publications évoquent des résultats positifs, l’OMS a tenu à signaler les limites de ces publications, y compris celles du Pr Raoult. De même, les académies de médecine et de pharmacie se sont prononcé en défaveur de l’utilisation des traitements à base d’hydroxychloroquine contre le Covid-19.

Dans un entretien accordé à Brut, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a de son côté tenté d’appeler à ne pas brûler les étapes. "Je ne peux pas la prendre seul sans l'aval des sociétés savantes, sans l'aval de centaines d'experts", a-t-il déclaré, précisant que des premiers résultats intermédiaires d'études cliniques, qui visent à déterminer si l’hydroxychloroquine, mais aussi “d'autres médicaments prometteurs”, sont efficaces quand ils sont pris dès le début de la maladie, seront connus dans les jours à venir.

 

 

[avec l’AFP et Brut]

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