ChatGPT

ChatGPT, très mauvais pour poser un diagnostic médical : "les IA ne sont pas prêtes à remplacer un médecin"

Les outils d'intelligence artificielle, tel l'emblématique ChatGPT, ne sont pas bons pour poser un diagnostic, selon une étude publiée lundi 9 février dans Nature Medicine. 

10/02/2026 Par Sandy Bonin
ChatGPT

Publiée dans la revue Nature Medicine, cette étude, réalisée auprès de 1 300 personnes au Royaume-Uni, montre que plusieurs modèles d'IA - ChatGPT, Llama (Meta) ou Command R+ - ne font pas mieux qu'une simple recherche en ligne quand un patient s'interroge sur ses symptômes. "Il y a un emballement autour des IA, mais elles ne sont tout simplement pas prêtes à remplacer un médecin", estime, dans un communiqué, Rebecca Payne, chercheuse à l'Université d'Oxford et co-auteure de l'étude.

Pour réaliser cette enquête, les participants n'étaient pas réellement malades mais ont pris part à une sorte de jeu de rôle. Les chercheurs leur ont distribué dix ensembles différents de symptômes, faisant l'unanimité dans le corps médical quant au diagnostic à y associer. Seul un tiers des participants à l'étude se sont vu poser un diagnostic correct. Ce n'est pas mieux qu'au sein d'un groupe qui devait se contenter d'une recherche classique sur internet.

Pourtant, certaines études avaient montré que ChatGPT et d'autres modèles peuvent passer avec succès des épreuves médicales, notamment sur les questions à choix multiples.

Cette nouvelle étude montre toutefois que la situation change quand il s'agit d'interagir avec de vraies personnes. Celles-ci peuvent notamment manquer de précisions dans la description de leurs symptômes et ne pas fournir tous les éléments essentiels, avancent les chercheurs.

L'étude comporte certaines limites, comme sa méthodologie basée sur des scénarios fictifs. Les modèles utilisés ont, par ailleurs, été largement remplacés depuis par des versions plus performantes. Mais "c'est une étude très importante qui souligne que les chatbots posent de vrais risques médicaux pour le grand public", juge auprès de l'AFP David Shaw, spécialiste en bioéthique à l'université de Maastricht (Pays-Bas).

En France, la Haute Autorité de santé (HAS) doit prochainement se prononcer sur l'intérêt d'un usage direct de l'IA pour les patients. Elle a déjà estimé fin 2025 que ces outils pouvaient servir aux soignants, s'ils sont utilisés de manière raisonnée.

[avec AFP] 

Le montant de la cotisation ordinale vous semble-t-il justifié?

Jean Denis MARZIN

Jean Denis MARZIN

Non

L'Ordre des Médecins pourrait piocher dans ses réserves et son patrimoine qui sont de 262 millions d'euro..., Voici un extrait de... Lire plus

7 débatteurs en ligne7 en ligne
Photo de profil de B M
7,2 k points
Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 2 heures
Ca pourrait en revanche remplacer les téléconsultations.
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Décryptage Déontologie
Dépassements d’honoraires des médecins : "le tact et la mesure" à l’épreuve des abus
05/02/2026
25
Insolite
Pas d'adresse ni de téléphone... A Angers, ce cabinet qui accueille les patients sans médecin traitant est un...
22/01/2026
6
Concours pluripro
Maisons de santé
Arrêt brutal d'une expérimentation finançant 26 maisons et centres de santé qui luttent contre les inégalités...
04/02/2026
2
Enquête
"Ne plus en faire, c'est un deuil" : pourquoi les médecins renoncent aux visites à domicile
14/01/2026
23
Histoire
"Mort sur table" : retour sur l'affaire des "médecins de Poitiers", qui a divisé le monde hospitalier
15/12/2025
7
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2