@Syda Productions - stock.adobe.com
Soupçons d'influence sur un jury d'examen : la doyenne de la fac de médecine de Brest visée par une enquête
L’Université de Bretagne occidentale a adressé, début mars, un courrier de saisine aux ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé au sujet de la doyenne de la faculté de médecine. En cause, le repêchage de 5 externes en médecine, dont le fils de la doyenne.
@Syda Productions - stock.adobe.com
L’histoire n’est pas finie. En janvier 2025, nos confrères du Télégramme, révélaient l’existence d’une polémique entourant la faculté de médecine de Brest. En effet, quatre étudiants en cinquième année avaient été repêchés, alors qu’ils n’avaient pas obtenu la moyenne lors d’une option obligatoire hors santé. Une histoire qui aurait pu être banale, sauf que parmi ces étudiants figure le fils de la doyenne.
Le dossier a récemment pris une nouvelle tournure. Toujours selon nos confrères, l’Université de Bretagne occidentale (UBO) a adressé, début mars, un courrier de saisine aux ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé. En effet, une seconde phase d’investigations, menée en novembre et décembre 2025, a mis au jour de nouveaux éléments mettant en cause la directrice de l’UFR, ajoute Le Télégramme.
"Je n’ai pas eu de contact avec les membres du jury"
L’université a donc fait remonter aux ministères l’existence d’une "matérialité de faits susceptibles de contrevenir au respect du principe d’indépendance des examens et aux obligations déontologiques". Les ministères concernés ont, eux, confirmé la réception du courrier et indiqué que “le sujet était désormais en cours d’instruction par le CHU”.
Le président de l’université, Pascal Olivard, a pu réagir à ce sujet auprès du Télégramme. "Au vu des éléments qui m’ont été rapportés, j’estime avoir fait ce qui était de mon ressort et pris mes responsabilités : je ne peux pas et ne pouvais pas fermer les yeux. Maintenant, je respecte la présomption d’innocence", déclare-t-il.
La doyenne de l’UFR, elle, indique avoir été informée du courrier mais avance que "la procédure lancée n’a pas été contradictoire, en dépit de mes courriers de demande d’éclaircissement et de mise à disposition pour être entendue". "Je n’ai pas eu de contact avec les membres du jury souverain qui a pris la décision et donc n’ai, en aucun cas, enfreint son indépendance", affirme l’intéressée. Elle rappelle également que "le volume de demandes de redoublements volontaires était préoccupant" et que le repêchage de ces étudiants "n’a pas été contesté devant les tribunaux et est très consensuel", puisqu’il "n’a causé de grief à quiconque".
Une actualité qui pourrait être percutée par une autre puisque l’élection du prochain doyen ou de la prochaine doyenne est censée se dérouler le 19 mai prochain. Béatrice Cochener indique être candidate à sa réélection.
[Avec Le Télégramme]
La sélection de la rédaction
Faut-il supprimer les ARS ?
Patrick Tafani
Oui
Oui,3 fois oui. ils sont inutiles et nocifs pour la bonne marche de la pratique médicale de terrain......on la vu pour la covid. ... Lire plus