@Song_about_summer/ stock.adobe.com
Aide au diagnostic, prescription… Une étude dévoile ce que les médecins demandent à l'IA
L’entreprise française Synapse Medicine a lancé l’année dernière MedGPT, le ChatGPT des soignants. Le 17 mars, elle a publié un baromètre inédit pour analyser les questions posées à l’outil d’IA conversationnel par les professionnels de santé. Elles concernent principalement l’aide au diagnostic et à la prescription médicamenteuse.
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Synapse Medicine lançait, en septembre dernier, MedGPT, le ChatGPT français dédié aux professionnels de la santé. La solution d’IA conversationnelle se présente comme un moteur de recherche spécialisé en santé. Il est aujourd’hui utilisé par plus de 65 000 soignants.
Ce 17 mars, l’entreprise dévoile un baromètre qui a permis d’analyser les usages des praticiens. D’après le communiqué de presse, les chercheurs ont analysé des centaines de milliers de questions posées en situation réelle pour produire une "analyse statistique agrégée et anonymisée d’un échantillon représentatif de ces requêtes".
La première interrogation consistait à savoir qui utilisait majoritairement l’outil. Il s’agit des "professionnels de santé en première ligne", dont les médecins et plus particulièrement les généralistes (52,6%). On retrouve aussi d’autres professions de santé comme les infirmières (15,1%) et les pharmaciens (13,7%).
L’étude s’intéresse également à ce qu’attendent les utilisateurs de MedGPT. Près de la moitié attendent une réponse directe et tranchée. 33,2% posent des questions factuelles, 16,4% des questions fermées appelant un oui ou un non, 7,1% demandent une liste structurée, 4,8% une synthèse, et 1,1% une référence bibliographique.
Dans leurs questions, les soignants attendent avant tout une aide au diagnostic (55,4%). Pour ça, les professionnels décrivent des symptômes cliniques pour obtenir une orientation (15,8%), soumettent des résultats d’examens afin d’en affiner l’interprétation (12,7%), cherchent la définition d’une maladie (11,6%), recherchent une démarche diagnostique structurée face à un cas complexe (10,2%).
Après l’aide au diagnostic, c’est la prescription médicamenteuse qui arrive en deuxième position (47,5%). Les soignants interrogent la solution technologique pour connaître les indications arrivant en tête (15,6 %), ou encore la posologie (10,2 %).
Un appui à la décision clinique en temps réel
Ces résultats "mettent en évidence le fait [que] l’IA est mobilisée au moment précis du doute clinique, face à un patient, pour confirmer une hypothèse, vérifier une prescription et sécuriser une décision avant d’agir", indique le communiqué. Près de la moitié des demandes attendent une "réponse claire et immédiatement actionnable".
MedGPT est donc utilisé comme "un appui à la décision clinique en temps réel, dans ces moments où un professionnel de santé doit trancher rapidement". L’étude montre en revanche que la solution technologique n’est pas utilisé pour de la veille scientifique ni de la formation continue.
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