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Accès direct aux IPA : l'Ordre refuse "l'effacement progressif de la place du médecin"

Alors qu'un récent rapport préconise de généraliser l'accès direct aux infirmières en pratique avancée (IPA), le Conseil national de l'Ordre des médecins (Cnom) alerte : "Le renforcement des compétences des autres professionnels de santé est nécessaire, mais ne doit pas conduire à un effacement progressif du rôle du médecin." 

15/07/2026 Par Louise Claereboudt
IPA
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"Le rôle du médecin" dans la coordination des soins "est irremplaçable", martèle le Cnom dans un communiqué de presse diffusé ce mercredi 15 juillet. Dans son texte, l'instance ordinale réagit aux "réformes successives" qui, ces dernières années, ont tendu "à transférer de plus en plus d'actes et de responsabilités vers d'autres professionnels de santé", à commencer par les infirmières. 

Si l'Ordre se dit globalement favorable à plus d'autonomie, voire à l'élargissement des compétences pour certaines professions "lorsque celui-ci est pertinent et sécurisé", à l'instar de la récente réforme infirmière, l'instance s'interroge, en revanche, "sur la pertinence de dispositifs ou de nouveaux statuts qui, progressivement, remettent en cause la place du médecin dans le parcours de soins". 

Dans son viseur notamment : la généralisation de l'expérimentation Osys qui permet la prise en charge de certaines situations de premier recours par le pharmacien, ou encore les "réflexions en cours visant à faire évoluer le cadre d'exercice des infirmiers en pratique avancée (IPA)". Réflexions menées dans le cadre de la mission flash IPA, dont les conclusions ont été présentées mercredi 8 juillet.  

Cette mission dresse le constat d'un métier "entravé par de multiples freins", largement imputés aux "réticences des médecins". Les députés formulent 20 recommandations, notamment de généraliser l'accès direct. 

"Derrière l'objectif affiché d'améliorer l'accès aux soins, le risque est d'affaiblir la coordination des soins et d'exposer les patients à des pertes de chances", met en garde le Cnom dans son communiqué. Et d'insister sur le fait que "les champs de compétences ne doivent pas être redessinés au détriment des médecins et des patients". 

"Le médecin est, et doit rester, le pilier de la coordination des soins en ville comme à l'hôpital, le garant de leur qualité et de leur sécurité", soutient l'instance ordinale. 

"Alors que la démographie médicale est appelée à repartir à la hausse dans les prochaines années et que les projections annoncent une augmentation significative du nombre de médecins à l'horizon 2040 (+ 40 % par rapport à aujourd'hui), il est essentiel de préparer l'avenir en consolidant leur place dans le système de santé, et non en organisant leur effacement", appuie l'Ordre.  

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ROMAIN L
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Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 23 jours
Au risque de me répéter, le meilleur endroit où j'ai exercé une médecine efficace, c'était en OPEX au milieu du désert malien lorsque j'étais médecin militaire. Le contexte était simple : - J'avais la confiance de mes chefs (je n'avais pas besoin de me justifier en permanence sur tout), - J'étais maître de toute l'organisation de ma tente médicale (pas d'administratif à la con qui venait m'imposer des idioties), - Je commandais une équipe d'infirmiers et d’auxiliaires sanitaires (relation hiérarchique claire, ce qui ne voulait pas dire que savais forcément tout faire mieux que mes infirmiers), et lorsque nous étions plusieurs médecins il y avait un seul chef clairement identifié, - J'étais payé pour une mission, pas pour des actes (donc mon intérêt personnel était de faire la meilleure prévention médicale possible), - J'étais respecté par les militaires dont j'assurais le soutien médical. Voilà à mon avis la recette "magique" d'un exercice médical serein.
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B M
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Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 24 jours
Mon métier ce n'est pas coordonner ce que vont faire les semi-compétents à ma place, dans leur coin (même si c'est un cabinet adjascent). Je dois m'occuper des patients qui font appel à moi, c'st déjà énorme. Mon rôle est prendre en charge les patients de A à Z. Si je dois faire appel à un kiné/IDE autre, je coordonne à ce moment. Pas à l'envers. Je ne leur servirais pas de roue de secours. Si les IPA veulent jouer aux docteur , laissons les faire de leur coté. Au contraire, si elles le peuvent, c'est plutôt rassurant ( pas pour les patients bien sûr... mais pour les médecins) de ne pas avoir de lien (de responsabilités) avec ça. On récuperera les dégâts comme on le fait déjà avec les ostéopathes, certains kiné, et les sage-femme.
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DELA LIE
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Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 24 jours
Non je ne veux pas être chef d'équipe imposée et avoir la responsabilité de cette prise en charge déléguée ! On sait très bien où veullent nous emmener les technotrucs : du soins à pas cher, avec autant de responsabilité ! Ils espèrent à coup de financement F. Santé recruter...et cela se cassera la figure dès que les objectifs non atteints couperont les fonds. A quand une facturation MRD majoration rattrapage diagnostique, pour consultation longue ?
 
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