Une victime de la Dépakine touche 1,3 million d'euros d'indemnités

22/05/2019 Par Yvan Pandelé
Médicaments

Un garçon de 20 ans handicapé à cause de la Dépakine prise par sa mère pendant sa grossesse a été indemnisé à hauteur de 1,3 million d'euros par le fonds des victimes. 1 326 721 euros. C'est la somme que percevra un jeune homme de 20 ans de la part du fonds d'indemnisation mis en place par l'État en 2016 pour les victimes de la Dépakine, révèle Le Parisien. Malformation cardiaque, autisme, dépendance : les experts de l'Oniam (Office national d'indemnisation des accidents médicaux) ont reconnu que ses troubles étaient liés à la consommation de Dépakine par sa mère, pendant sa grossesse. Bien que le fonds d'indemnisation n'ait pas retenu le qualificatif d'autisme – au profit de "trouble du déficit de l'attention" – l'offre sera acceptée par le jeune homme et sa mère. Ils figurent ainsi parmi les premières victimes indemnisées dans l'affaire de la Dépakine, via un fonds abondé exclusivement par l'État français (Sanofi, fabricant de la Dépakine, a refusé de participer à son financement).

Mais ce montant élevé ne doit pas masquer la grande variabilité des montants versés, d'après Marine Martin, présidente de l'Apesac (Association des parents d'enfants souffrant du syndrome de l'anti-convulsivant). "Les premières indemnisations sont faibles, partielles, elles peuvent être de zéro, 30 ou 100 000. C'est la roulette russe", a-t-elle indiqué au Parisien. A ce jour, 170 demandes d'indemnisation ont été examinées dans le cadre de la Dépakine, dont 11 rejetées et 20 qui ont fait l'objet d'une offre définitive. En acceptant l'offre amiable, la victime renonce à intenter une action en justice, longue, coûteuse et incertaine. L'Oniam doit encore traiter 1655 dossiers. L'ANSM et l'Assurance maladie estiment que le valproate de sodium, commercialisé sous le nom de Dépakine, a causé entre 2150 et 4000 cas de malformation congénitale et de 16 600 à 30 400 troubles neurodéveloppementaux de l'enfant, de 1967 à son retrait du marché en 2005. [Avec AFP et Le Parisien]

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