@Florence Piot/stock.adobe.com
Une amicale des anciens ministres de la Santé a vu le jour
Ouverte à tous ceux qui se sont succédé au ministère de la Santé au cours des quatre dernières décennies, l'association "Amicale des locataires de Ségur" se réunira pour la première fois le 31 avril prochain. Elle proposera par la suite un cycle de conférences ouvertes au grand public.
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De Bernard Chenot (1959-1961) à Stéphanie Rist en passant par Simone Veil... Pas moins de 36 ministres de la Santé se sont succédé durant la Cinquième République, dont 10 rien que sous la présidence d'Emmanuel Macron.
Qu'ils aient été "ministre de la Santé et de l'Action humanitaire" (Bernard Kouchner), ministre de la Santé publique et de l'Assurance maladie (Elisabeth Hubert), délégués à l'Organisation territoriale territoriale des soins et aux Professionnels de santé (Agnès Firmin Le Bodo) ou à la Prévention (Frédéric Valletoux), ils sont désormais tous membres de droit de l'"Amicale des locataires de Ségur". Cette association, dont les statuts ont été déposés ce mercredi 1er avril, tiendra sa première assemblée générale le 31 avril prochain.
Le doyen de cet aréopage n'est autre qu'Edmond Hervé, 83 ans, bref ministre de la Santé au printemps 1981 puis secrétaire d'Etat chargé de la Santé entre 1983 et 1986, durant l'Affaire du sang contaminé. A l'exception du Pr Léon Schwartzenberg, le plus éphémère locataire de Ségur de l'histoire de la Cinquième République (9 jours), tous ceux qui lui ont succédé sont encore en vie, nombre d'entre eux multipliant les interventions dans les congrès et les ouvrages sur comment réformer le système de santé.
Des conférences et des groupes de parole
L'amicale, qui se réunira une fois par mois pour réfléchir à la question, a d'ailleurs prévu de donner des conférences au grand public. Les deux premières, les 31 septembre et 31 novembre prochains, auront pour thème "Un système de santé sur ses deux jambes" et "Le médecin traitant, un entonnoir ?", indique à Egora Inès Padon, secrétaire de l'association.
"Nous avons également prévu des réunions où chacun pourra prendre la parole librement, pour évoquer son expérience et surtout son vécu de l'après, qui peut être difficile, souligne-t-elle. Un partenariat avec l'Assurance maladie est à l'étude, pour faciliter l'accès à des consultations de psychologues dans le cadre du dispositif MonPsy."
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