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Michel Barnier annonce une réduction du panier de soins de l'AME

Redoutant une motion de censure sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025, le Premier ministre a annoncé vouloir réduire "sensiblement" les soins qui sont pris en charge par l'aide médicale d'Etat (AME), répondant à une demande du Rassemblement national.

29/11/2024 Par Sandy Bonin
Santé publique
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Michel Barnier ne supprimera pas l’aide médicale d’État (AME) mais la couverture offerte par celle-ci va être réduite, a annoncé le Premier ministre dans un entretien au Figaro , jeudi 28 novembre. 

Mis sous pression du Rassemblement national à quelques jours d'échéances cruciales sur le budget de la Sécurité sociale, le chef du gouvernement a fait plusieurs concessions, notamment sur l'AME. "Nous n’allons pas la supprimer. Mais le "panier de soins" pris en charge va être sensiblement diminué, comme l’avaient proposé Patrick Stefanini [conseiller départemental des Yvelines] et Claude Evin [ancien ministre en charge de la Santé] dans un récent rapport", a-t-il indiqué lors de cet entretien. "En outre, nous allons engager dès l'an prochain une réforme de l'AME pour éviter les abus et les détournements", a ajouté le Premier ministre.

Dans un communiqué publié jeudi, le RN demandait que l'AME soit baissée "drastiquement". "Le Premier ministre tourne définitivement le dos au front républicain. C'est, comme le lui demandait hier soir (Gérald) Darmanin, vers l'extrême droite qu'il se tourne pour éviter la censure. Et c'est sur la restriction de l'aide médicale d'Etat, pilier de notre politique humanitaire et sanitaire, que va se sceller cette alliance de la honte", a fustigé sur X le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure. 

L'ex-ministre de la Santé Aurélien Rousseau, membre du groupe PS à l'Assemblée nationale, a estimé que le projet de Michel Barnier était "indécent, odieux". "Le Gouvernement cède au RN au mépris de toute considération de santé et d'humanité", a-t-il écrit également sur X, faisant part de sa "colère".   

"Le RN est la béquille du gouvernement Barnier. Le Premier ministre en est donc réduit à faire de l'AME une monnaie d'échange pour rester au pouvoir. Sans égard pour les milliers de personnes fragilisées et l'avis des professionnels de santé", a déploré la député écologiste et social, Cyrielle Chatelain.

Réunis en commission mixte paritaire, ce mercredi 27 novembre, députés et sénateurs étaient pourtant parvenus à trouver un compromis sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025
 

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Marie GILARDI

Marie GILARDI

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8 débatteurs en ligne8 en ligne
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Michel Rivoal
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Débatteur Passionné
Anesthésie-réanimation
il y a 1 an
Retour à une discussion antérieure sur le recul de l'esprit social de cette assistance aux personnes les plus vulnérables exposées au risque sanitaire et exposant la santé publique. Pari faustien avec l’extrême droite un tantinet déshonorant et probablement perdu quelque soit le chalenge. Quelques euros contre sa crédibilité sociétale et politique. M.Barnier aurait pu tenter de fractionner le NFP, il se met dans les mains du RN qui saura en faire bon usage comme on fait d'un kleenex en période hivernale. Fin crépusculaire d'un quinquennat mal géré dans une France sans boussole. Et à part ça, dans le monde, ça va bien?
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JEAN-MARC JUVANON
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Débatteur Passionné
Oto-rhino-laryngologie
il y a 1 an
Cette mesure est surtout le souhait d'une majorité de francais, qui ont decidement du mal à comprendre pourquoi ils ont de plus en plus de mal à se soigner, alors qu'ils cotisent pour ça, et pourquoi des individus entrés illégalement sur le sol francais bénéficieraient eux de soins totalement gratuits. On a beau expliquer que l'AME nous protégerait de on ne sait quelle épidémie, le bon sens plaide pour une restriction de l'accès aux soins pour ceux qui ne participent pas à l'effort collectif.
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PIERRE BERTON
2,1 k points
Débatteur Passionné
Autre spécialité médicale
il y a 1 an
Et boum: "déni d'humanité" ou d'humanisme; et allons donc... la vraie question est QUI PAIERA L'ADDITION? Un petit coup de pub à destination de la planète et on règle l'affaire de façon pragmatique: prévenir solennellement que, à la date de (à fixer) aucun migrant illégal ne bénéficiera plus en France que des soins d'urgence, plus pour les pathologies chroniques onéreuses. L'immense majorité des migrants clandestins sont des migrants économiques, pas politiques, et l'addition va très au-delà de la facture CPAM, bien au-delà.
 
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