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Un médecin régulateur jugé après la mort d'une jeune femme des suites d'une grossesse extra-utérine

Un médecin régulateur sera jugé par le tribunal correctionnel de La Rochelle le 26 novembre prochain pour homicide involontaire, à la suite du décès d'une femme qui l'avait appelé à plusieurs reprises.

30/10/2026 Par Louise Claereboudt
Médecine d’urgence Faits divers / Justice
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Les faits rapportés par France 3 Charente-Maritime remontent au 26 septembre 2020. Cette nuit-là, Sarah, 24 ans, est prise de violentes douleurs abdominales et fait un malaise. La jeune femme, qui vient de découvrir qu'elle est enceinte, compose le 15 sur son téléphone. Un médecin régulateur décroche et Sarah lui explique ses symptômes. "Il lui a dit de boire de l'eau sucrée, de relever les jambes si elle le souhaitait, qu'il fallait juste qu'elle s'allonge, que ce n'était pas grave et que ça allait passer", se souvient son compagnon, décrivant un praticien "un peu hautain" à l'autre bout de la ligne.

Le couple est rassuré, mais Sarah fait un deuxième malaise dans la nuit. Elle contacte une nouvelle fois le 15 et tombe sur le même médecin régulateur. "Là clairement, il lui disait de se calmer, que c'était ridicule, qu'il fallait qu'elle arrête, qu'elle respire, qu'il fallait qu'on attende le lendemain le médecin de garde", rapporte son compagnon à nos confrères de France 3. Le couple décide de se rendre directement aux urgences face aux douleurs persistantes de la jeune femme. Mais son état de faiblesse l'en empêche. 

Son conjoint rappelle les urgences et doit leur réexpliquer la situation. Les pompiers sont envoyés sur place. La jeune femme décède finalement à son domicile. Selon France 3, l'autopsie révélera une hémorragie interne due à une grossesse extra-utérine.

"Je pense qu'il [le régulateur] avait tous les éléments pour suspecter cette pathologie, une grossesse extra-utérine avec des signes de gravité, explique le frère de la victime, étudiant en médecine. Dès la première phrase, Florian [le compagnon de Sarah] lui explique qu'elle était enceinte, qu'elle éprouve des douleurs abdominales, qu'elle a fait un malaise avec une perte de connaissance de 10 à 15 secondes ... Au fond, il leur a dit de la laisser mourir."

À l'occasion du procès du médecin régulateur, qui se tiendra le 26 novembre, la famille de Sarah entend dénoncer la minimisation de la souffrance des femmes par le corps médical, rapporte France 3.

[avec France 3 Charente-Maritime]

Faut-il imposer à tous les généralistes libéraux d'être le médecin traitant d'au moins 500 patients ?

Pascale Debenest

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