Conseil d'Etat

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Tribune anti-homéopathie : le rapporteur public du Conseil d’État recommande l’annulation des sanctions infligées aux médecins

Le rapporteur public du Conseil d’État a recommandé, mercredi 2 septembre, l’annulation des sanctions infligées à trois médecins signataires de la tribune anti-homéopathie, publiée en 2018 dans Le Figaro et sur Egora. Une décision est attendue dans une dizaine de jours, a indiqué le collectif No Fakemed dans un communiqué. 

04/09/2026 Par Sandy Bonin
Santé publique
Conseil d'Etat

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En mars 2018, 124 médecins et professionnels de santé signaient une tribune anti-homéopathie publiée conjointement dans le journal Le Figaro et sur Egora. Par la suite, plusieurs plaintes ordinales de médecins homéopathes ou à exercice particulier ont été déposées contre les médecins signataires. 

Les multiples plaintes, depuis 2018, étaient peu à peu remontées, d'appel en appel, au niveau de la chambre nationale de l'Ordre des médecins, et au printemps 2026, au Conseil d'Etat. 

En février dernier, le Conseil d'Etat a accordé "le sursis à l'exécution demandé de la décision de la chambre disciplinaire nationale de l'Ordre des médecins […] jusqu'à ce qu'il ait été statué sur le pourvoi du conseil départemental du Nord". La plus haute juridiction administrative a, en effet, estimé que l’exécution de la décision disciplinaire (le maintien de l’avertissement) risquait d’entraîner des conséquences difficilement réparables pour l'un des médecins condamnés. La condamnation ordinale du praticien à un avertissement lui aurait fait perdre son siège au conseil départemental de l'Ordre des médecins du Nord. 

Ce mercredi 2 septembre, le rapporteur public du Conseil d'Etat a souligné que les propos tenus dans la tribune s’inscrivaient dans un débat d’intérêt général, protégé par la liberté d’expression, et qu'aucune atteinte personnelle n’avait été démontrée envers les praticiens de ces thérapies. Il a également rappelé que la médecine et sa déontologie privilégient la rigueur scientifique, un principe qui doit s’appliquer avec encore plus de vigilance lorsque des pratiques établies sont remises en question. 

"Nous espérons que le Conseil d'Etat suivra l'avis du rapporteur public, et que nous pourrons continuer à lutter contre la désinformation en santé", a commenté le Dr Pierre de Bremond d'Ars, président du collectif No Fakemed, qui espère que la prochaine décision pourra "clarifier la jurisprudence et renforcer la protection des médecins engagés pour une médecine fondée sur les preuves". 

Faut-il imposer à tous les généralistes libéraux d'être le médecin traitant d'au moins 500 patients ?

Pascale Debenest

Pascale Debenest

Non

J'ai choisi médecine libérale justement pour être libre d'organiser mes journées comme je l'entends . Je suis en campagne (bourg d... Lire plus

3 débatteurs en ligne3 en ligne
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CLAUDE ROTH
865 points
Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 2 mois
il faudrait condamner l'ordre qui ne s'oppose pas à ces pratiques
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Patrick TOGNON
325 points
Incontournable
Médecine d’urgence
il y a 2 mois
Il faut interdire l'homeopathie qui est le faux nez du charlatanisme
 
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