@KMPZZZ/Stock.adobe.com
Syndrome du canal carpien : faible recours à un médecin
Le syndrome du canal carpien (SCC) est l'un des troubles musculosquelettiques les plus fréquents avec, selon les données du Baromètre 2021 de Santé Publique France (SPF), 10 % des femmes et 9 % des hommes concernés par des douleurs liées à ce syndrome.
@KMPZZZ/Stock.adobe.com
Cette affection fait partie – avec les tendinopathies de la coiffe des rotateurs de l'épaule – des maladies professionnelles les plus fréquemment reconnues par le Régime général de la Sécurité sociale (21 % en 2023). En outre, sur le plan thérapeutique, le SCC donne lieu à de nombreuses opérations chirurgicales, plus de 100 000 chaque année. Ainsi, en 2022, plus de 124 000 interventions ont été recensées.
SPF s’est donc penchée sur cette pathologie et a voulu en savoir plus sur le parcours de soins des patients, ainsi que sur sa déclaration – ou non – en maladie professionnelle.
En analysant les données du Baromètre Santé 2020 et 2021, l’enquête a permis de mettre en évidence qu’un peu plus d’une personne sur dix âgée de 20 à 64 ans déclare avoir souffert d’un SCC au cours des cinq dernières années. Dans la majorité des cas, ces personnes étaient des femmes (7 cas sur 10), et avaient entre 45 et 64 ans.
L’étude souligne le faible recours aux soins. Ainsi seulement six personnes sur dix déclaraient avoir consulté au moins un médecin. Il s’agissait d’un médecin généraliste pour 86 % des patients. Un rhumatologue était consulté dans environ un tiers des cas (36%), de même qu’un chirurgien (36 %). Et 15 % ont subi une intervention chirurgicale. En outre, trois personnes atteintes sur dix déclaraient avoir consulté au moins un autre professionnel de santé non médecin.
Les patients considéraient le plus souvent que le travail en était la cause probable (7 cas sur 10). En revanche, seule une personne sur dix faisait une déclaration qui aboutissait le plus souvent sur une reconnaissance en maladie professionnelle. "Les personnes sont très peu conseillées pour la déclaration en maladie professionnelle et lorsqu’elles le sont, ce sont les médecins généralistes qui le font" précise l’étude. Les raisons de cette non déclaration étaient le fait que les symptômes ou les douleurs étaient peu importants (25%), le fait de ne pas savoir comment procéder (11%), la peur de perdre son emploi (10%) ou encore les lourdeurs administratives (9%). Peu de patients avaient rencontré un médecin du travail.
Les auteurs reconnaissent que "certains résultats tels que le non recours aux soins par exemple nécessiteraient une exploration complémentaire". Ils recommandent de "renforcer la formation des médecins généralistes sur les maladies professionnelles et de poursuivre les campagnes d’information du grand public relatives aux troubles musculosquelettiques (TMS)".
Références :
Santé Publique France (SFP, 2 septembre)
La sélection de la rédaction
Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?
Thierry Wattelle
Non
OUI ou NON ... quelle importance ? Comme souvent, il faut définir précisément ce dont on parle, à savoir "Qu'est ce qu'un médicame... Lire plus