@Louise Claereboudt
Canicule : Stéphanie Rist n'exclut pas l'instauration d'une deuxième journée de solidarité
Invitée sur France 2 ce vendredi 4 septembre, la ministre de la Santé a rappelé que 7 000 décès en excès ont été constatés fin juillet suite aux épisodes de canicule en France. Stéphanie Rist n'a pas exclu l'instauration d'une deuxième journée de solidarité pour aider à "financer notre modèle social".
@Louise Claereboudt
Alors que les chaleurs remontent encore ces derniers jours – en particulier dans le sud de la France, où le thermomètre devrait avoisiner les 40°C, la ministre de la Santé a confirmé ce vendredi 4 septembre qu'une surmortalité de "7 000 personnes décédées" avait été observée fin juillet. Stéphanie Rist se base sur les premiers chiffres avancés par Santé publique France.
Ces décès concernent "surtout des personnes dans des milieux isolés, qui habitent seules dans des grandes villes", a précisé la ministre sur le plateau des 4 Vérités sur France 2, assurant que l'hôpital a lui tenu. "Quand on se compare avec nos voisins, si je pense à l'Allemagne, on est nettement en dessous de la surmortalité, même si un mort de plus est un mort de trop. Je crois que notre système tient", a-t-elle poursuivi.
En 2003, les deux semaines de canicule ont entraîné 15 000 décès. Les épisodes de chaleurs observés cet été ont "probablement" causé moins "de décès supplémentaires dans les Ehpad", avance la ministre de la Santé, montrant ainsi "qu'il y a eu des apprentissages depuis la canicule de 2003, avec des professionnels mieux formés, des pièces rafraichies […] On a encore des choses à faire, notamment chez les personnes les plus isolées à domicile", a ajouté Stéphanie Rist rappelant que, conformément à la promesse du Gouvernement, "plus de 33 000 climatiseurs [ont été] installés dans les établissements, dans les hôpitaux et 16 000 dans les Ehpad".
Interrogée sur l'éventualité d'une deuxième journée de solidarité, la ministre de la Santé n'a pas exclu cette option. "Le financement de notre protection sociale, notamment de l'Assurance maladie, doit être posé. Ça peut être [avec] une des mesures comme cela", a-t-elle glissé, restant assez évasive. "Il faut que nous ayons collectivement dans la société ce débat de comment on doit financer notre modèle de protection sociale. Il y a eu cette piste-là, il y a [aussi] des gens qui proposent des augmentations de cotisations… Les Français feront leur choix en 2027" lors de l'élection présidentielle, a-t-elle précisé.
La sélection de la rédaction
Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?
Thierry Wattelle
Non
OUI ou NON ... quelle importance ? Comme souvent, il faut définir précisément ce dont on parle, à savoir "Qu'est ce qu'un médicame... Lire plus