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Le généraliste refuse de lui prolonger son arrêt maladie, elle lui jette un électrocardiographe au visage

Un médecin généraliste exerçant dans un centre de santé en banlieue lyonnaise a été violemment agressé, mercredi 11 juin, par une patiente après avoir refusé de lui prolonger son arrêt de travail. La femme l'a insulté et lui a jeté un électrocardiographe au visage.  

13/06/2025 Par Chloé Subileau
Violence Faits divers / Justice
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Un "déferlement d'insultes racistes et de violence physique". Ce sont par ces mots qu'un généraliste remplaçant, âgé de 30 ans, a résumé l'agression qu'il a subie mercredi 11 juin. Exerçant depuis quelques mois dans un centre de santé de la commune de Décines-Charpieu, en banlieue lyonnaise, le praticien a dû faire face à une patiente violente. 

Elle "est arrivée en retard à son rendez-vous", raconte le médecin agressé auprès du Progrès. "J'ai pris la personne suivante dans la salle d'attente, avant de la recevoir." Une décision qui, selon lui, a agacé la patiente "par ce qu'elle [a] considér[é] comme mon retard".

Durant la consultation, cette femme de 22 ans demande que soit prolongé son arrêt de travail. Le généraliste refuse : "Nous ne faisons à Décines ni prolongation d'ordonnance ni prolongation d'arrêt maladie et c'est précisé sur le site au moment de la prise de rendez-vous." 

La patiente a alors "explosé", insultant violemment le médecin avant de lui lancer l'électrocardiographe au visage. "Il s'est cassé au sol. Si je ne m'étais pas protégé avec mon bras, je le prenais en pleine tête", témoigne le généraliste, qui s'en est sorti avec plusieurs jours d'ITT. 

J'irai jusqu'au bout de la procédure

Les forces de l'ordre ont été contactées après le départ de la patiente. Le médecin et le responsable du centre de santé ont porté plainte. Une enquête est en cours, indiquent nos confrères du Progrès. La femme aurait déjà été identifiée, précise Actu Lyon.

Le généraliste agressé, qui a souhaité prendre quelques jours de vacances, l'assure : "J'irai jusqu'au bout de la procédure car c'est un cri d'alerte que je lance. C'est l'acte de trop." "On atteint des sommets de mépris envers les médecins", lâche-t-il, expliquant envisager d'arrêter "ce métier" s'il finit par lui "coûter [s]a santé mentale et [s]a vie". 

"Ces actes sont intolérables, injustifiables et révèlent un climat de violence qui gangrène notre société", a réagi Laurence Fautra, maire de Décines-Charpieu, sur Facebook. Elle a, par ailleurs, exprimé son soutien "au médecin agressé et à l'ensemble de l'équipe" du centre de santé.

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2 débatteurs en ligne2 en ligne
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MARIE-CAROLINE RETTORI
916 points
Incontournable
Médecine générale
il y a 1 an
On en peut plus des arrêts de travail et des demandes de prolongation, la moindre tendinite atteint des sommets, impossible de remettre les gens au boulot …. Récemment après 72 jours d’arrêt pour fractures de côtes le patients crie au scandale , que les autres abusent et pas lui … qu’il va retourner travailler pour se faire un accident du travail pour être arrêt et AT … 25 ans et burn out professionnel… 20 ans et lumbago à la plonge … raz le bol !!! Que les médecins de la CPAM s’en occupent des arrêts où qu’il décident fermement du nombre de jours avec la possibilité de prolonger mais sans indemnité ! parce que franchement raz le bol des arrêts de travail! On est en arrêt nous ??
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ROMAIN L
19,5 k points
Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 1 an
On en revient toujours au même, le problème des arrêts de travail ne se résoudra pas en mettant une pression supplémentaire sur les prescripteurs. Certains motifs sont invérifiables car la souffrance est subjective par nature, car nous n'avons aucun pouvoir d'enquête, et car le fondement de notre travail est de soigner et non de distribuer des "droits". Ce qui régule les arrêts de travail, c'est le niveau de bénéfice que peut en tirer le patient, donc la solution pourrait être de plafonner les IJ, de rendre les IJ dégressives, de soumettre systématiquement les patients multipliant les arrêts à des commissions médico-sociales gérées par la CNAM, etc.
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BERNARD G
843 points
Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 1 an
"J'irai jusqu'au bout de la procédure car c'est un cri d'alerte que je lance. C'est l'acte de trop." "On atteint des sommets de mépris envers les médecins" En tant qu'individu, et cela m'est arrivé, j'aurais eu tendance à "laisser tomber". Coléreux sur le moment, prêt à tout. Mais pas agressif sur le long terme. Mais act²uellement, il faut l'être. C'est une question de solidarité. Et c'est défendre la dignité de la profession. Ne plus rien laisser passer.
 
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