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"Ils sont arrivés façon cowboy" : le président de l'Ordre des médecins revient sur le contrôle de l'IGF
Interrogé par Egora sur le "plan d'action" lancé après le rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) sur le Conseil national de l'Ordre des médecins, le président de l'institution ordinale est revenu sur les conclusions du rapport qu'il a jugé "insincères et mensongères". Une mission de l'Igas, demandée par Stéphanie Rist, est en cours.
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Après le rapport très critique rendu par l’Inspection générale des finances (IGF), la ministre chargée de la Santé a confié une nouvelle mission à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas). Celle-ci devra notamment examiner la transparence des pratiques financières, le traitement des signalements, l’effectivité des procédures disciplinaires, ainsi que l’organisation des différents échelons ordinaux. L’objectif affiché est de vérifier que les ordres remplissent pleinement leurs missions de contrôle et de proposer un plan d’action pour l’avenir.
"La ministre a écrit une lettre de mission qui est très claire. Elle m'a été délivrée juste quelques jours avant que je reçoive les deux inspecteurs de l'Igas qui sont dans une mission d'appui, et pas du tout de contrôle", a confié le Pr Stéphane Oustric jeudi 3 septembre, face à plusieurs journalistes de la presse professionnelle. "Et dans la lettre de la ministre, les éléments mensongers portés par l'IGF dans le cadre de son auto-saisine, dont on ne comprend toujours pas quel est l'objet ni le périmètre, ne sont pas mentionnés", a ajouté le président de l'Ordre des médecins.
Stéphane Oustric est alors revenu sur les conditions du contrôle de l'inspection des finances. "Ils sont arrivés le 29 septembre [2025], 'façon cowboy', en nous mettant le personnel dehors, en fermant les portes, tout juste s'ils n'ont pas mis les scellés", s'est-il insurgé, dénonçant la méthode. "D'autant qu'ils sont arrivés le 29, mais nous, le 24 septembre, on avait voté, via le secrétariat général, toute la réforme de l'institution. Tout était déjà passé en règlement intérieur et en règlement de trésorerie", a précisé le président.
Stéphane Oustric est également revenu sur "l'élément emblématique" du rapport de l'IGF : la villa avec piscine à Nice acheté par le conseil départemental pour y installer ses locaux. "A Nice, ils ont acheté une villa avec piscine. Même France 2 y est allé, il n'y a pas de piscine, c'est devenu un parking, il y a même la facture, il y a des éléments notariés", s'est agacé le président. "Ils disent que ça a coûté 3,7 millions. Il y a des factures qui disent que ça a coûté 2,5 millions. Mais pourquoi fabrique-t-on des éléments ?", a dénoncé le président du Cnom. "Moi je veux bien qu'on parle de l'Ordre des médecins, mais il faudrait peut-être aller voir tous mes copains. Si on avait tous la même exemplarité, moi j'en serais très content", a-t-il ironisé.
Le rapport de l'Igas doit être rendu en décembre prochain.
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