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Dose mortelle d'adrénaline : un infirmier condamné à de la prison avec sursis après le décès d'une enfant
Un infirmier a été reconnu coupable du décès de Marwa, 11 ans, survenu à l'hôpital de Sète en 2020. Le soignant avait injecté par erreur une dose fatale d'adrénaline à la fillette.
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"Je ressens beaucoup de culpabilité", a confié l'infirmier jugé le 12 mai dernier pour homicide involontaire par le tribunal correctionnel de Montpellier. Six ans plus tôt, le 25 mai 2020, il avait injecté par erreur une dose mortelle d'adrénaline au lieu de Spasfon à Marwa, 11 ans, hospitalisée à Sète (Hérault) pour de violents maux de ventre. La fillette était décédée deux jours plus tard au CHU de Montpellier, rappelle France 3 Occitanie.
"D'habitude, je vérifie toujours l'ampoule et, ce jour-là, je ne l'ai pas fait. Les ampoules de Spasfon et d'adrénaline sont différentes sur la couleur des traits mais sur la taille et la couleur du liquide, elles sont pareilles. J'ai commis une erreur, je n'ai pas été assez vigilant. Mais d'habitude, je vérifiais tout le temps", a déclaré le soignant, décrit par un collègue médecin comme confirmé et exemplaire.
"Très rapidement, j'ai vu que cela n'allait pas. Marwa me l'a dit. C'est clair que ce qui se passait n'était pas normal. J’ai regardé la poubelle, j'ai tout de suite compris que j’avais injecté la mauvaise substance et j'ai poussé le chariot de Marwa de toutes mes forces dans la salle de réanimation", a ajouté le soignant, hospitalisé un temps en psychiatrie après le décès de sa jeune patiente.
Le tribunal a finalement condamné l'infirmier, qui a repris un poste à l'hôpital depuis, à 18 mois de prison avec sursis.
Le tribunal a par ailleurs reconnu des dysfonctionnements au sein de l'hôpital de Sète, également poursuivi. Le flacon d'adrénaline aurait dû être conservé dans une armoire fermée à clé et n'aurait jamais dû se trouver sur le chariot de l'infirmier. L'établissement a écopé d'une amende de 100 000 euros, dont 70 000 euros avec sursis.
Un autre volet judiciaire doit s'ouvrir pour la famille, devant le tribunal administratif, pour obtenir réparation du préjudice subi.
[avec France 3 Occitanie et Midi libre]
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