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Vague d'arrêts maladie à l'hôpital de Nevers

Epuisés par de mauvaises conditions de travail, une trentaine de soignants de l’hôpital de Nevers (Nièvre) viennent de se déclarer en arrêt maladie.  

07/02/2025 Par Sandy Bonin
Paramédicaux
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"Nous ne pouvons plus supporter ces conditions physiques et psychologiques", écrivent les infirmières et aides-soignantes, dans une lettre à la direction de l'hôpital de Nevers consultée par France 3. "Chacun et chacune d’entre nous sommes atteints dans nos valeurs : bienveillance, bientraitance, respect et dignité. (...) Nous n’arrivons plus à percevoir l’humanité dans les pratiques", déplorent-ils.

"Les soignants sont dans un état pas possible (…) Ils ont craqué psychologiquement ", abonde David Boucher, syndicaliste CFDT à l'hôpital de Nevers.

Alors que le plan blanc a été activé, les soignants ont le sentiment d'avoir une charge de travail démultipliée et de ne pas faire leur travail dans de bonnes conditions. "On a l'impression de porter ce service à bout de bras, sans aucune aide. On n'y arrive plus", déplore une infirmière sur France 3. Une autre a le sentiment de devenir maltraitante. "Un chien serait mieux traité chez le vétérinaire", ajoute une aide-soignante. "On a du personnel qui pleure en arrivant et en repartant, on est épuisés. Les patients, eux, peuvent devenir agressifs", poursuit-elle. "Ce n'est ni une grève, ni un arrêt collectif : c'est un appel à l'aide", insiste une soignante alors que les arrêts maladie vont au moins jusqu'au 10 février.

En cause, un manque criant de soignants - il "manque 40 infirmières et des médecins" - et une absence de déprogrammation d'intervention malgré le plan blanc. "Ce matin, lorsque les arrêts maladie sont arrivés, l'hôpital a enfin commencé à déprogrammer. Ils ont libéré 20 lits en 2 heures !", constate David Boucher. 

Contactée par France 3, la direction de l'hôpital n'a pas encore répondu.

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