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Padhue : 40% d'admis en moins aux EVC 2025
La nouvelle mouture des épreuves de vérification des connaissances, passage obligé pour les médecins à diplôme hors Union européenne qui souhaitent exercer en France, a fait de nombreux déçus. Seuls 1863 candidats ont été admis cette année.
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Portée par l'ancien ministre de la Santé Yannick Neuder, l'évolution du concours des EVC, concrétisée par le décret du 28 mai 2025, devait "permettre d’amplifier le nombre de praticiens que nous pourrons accueillir dans nos établissements". L'objectif est loin d'être atteint au regard des résultats définitifs de la session 2025 de ces épreuves, qui se sont déroulées par profession et spécialité du 2 décembre 2025 au 27 janvier 2026. Seuls1863 Padhue ont été admis, d'après le décompte du CNG, soit 42% de lauréats en moins que pour la session 2024.
Deux voies sont désormais ouvertes, rappelle le CNG dans un communiqué diffusé ce mercredi 1er avril. Une voie interne "destinée aux praticiens ayant initié des fonctions sous statut encadré sur le territoire national, notamment sous le régime des attestations provisoires d'exercice, et soumis pour chaque spécialité à un concours simplifié sur la base d’un QCM de 40 questions" ; et une voie externe "pour tous les autres, soumis à deux épreuves écrites de connaissances fondamentales et pratiques".
Si 1425 candidats sont lauréats de la voie interne sur 1935 participants, seuls 438 Padhue ont été admis par la voie externe, sur 4040 candidats. Et il n'y a pas, cette année, de liste complémentaire.
"Ainsi avec un nombre de 4400 postes ouverts (soit 10% de plus que l'an dernier), il y a 50% d'admis de moins cette année. Incompréhensible, tant le pays manque de personnels soignants", dénonce sur LinkedIn Me Léonard Balme Leygues, avocat qui défend les Padhue.
"L'octroi au compte-gouttes des autorisations d'exercice provisoire n'a pas permis à tous ceux qui pouvaient y prétendre d'obtenir une inscription en voie interne", relève-t-il. Et la voie externe "n'était pas ouverte dans toutes les spécialités. Au final, nombreux sont ceux qui n'ont pas pu se présenter au concours."
Exemple avec les chirurgiens-dentistes. Alors que 85 postes étaient ouverts en voie interne, seuls 5 ont été admis, rapporte l'avocat. "La raison n'est pas un 'mauvais niveau' des candidats, mais un obstacle administratif, pointe-t-il. Quasiment aucun chirurgien-dentiste n'est en mesure de postuler en voie interne. Et l'absence de postes ouverts en voie externe a condamné l'essentiel des chirurgiens-dentistes à diplômes hors UE à ne pas avoir la possibilité de prétendre à une autorisation d'exercice", alors qu'ils sont "nombreux" à être "Français" ou à vivre en France "depuis très longtemps".
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