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Asalée manifestera le 26 mars contre "le démantèlement programmé" de l'association

Dans un courrier adressé aux futurs candidats à la présidentielle, Asalée annonce la tenue d'une manifestation nationale et locale le 26 mars prochain. Le but ? Dénoncer le "démantèlement programmé" de l'association.  

18/03/2026 Par Louise Claereboudt
Infirmières
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C'est un courrier à l'allure d'appel à l'aide que la présidente d'Asalée, la Dre Margot Bayart, a envoyé ce mardi 17 mars aux "candidats déclarés ou potentiels" à la présidence de la République. A savoir : Gabriel Attal, Clémentine Autain, Jordan Bardella, Xavier Bertrand, Gérald Darmanin, Nicolas Dupont-Aignan, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, François Hollande, Marine Le Pen, David Lisnard, Jean-Luc Mélenchon, Edouard Philippe, Bruno Retailleau, Marine Tondelier, Dominique de Villepin et Éric Zemour.

S'estimant "victime d'une tentative de spoliation en cours par le Gouvernement actuel et la Cnam", l'association annonce, sous la plume de sa présidente, une "manifestation nationale et locale" le 26 mars pour empêcher son "démantèlement programmé". "Je souhaiterais pouvoir, d'ici cette date, échanger avec vous afin de connaitre vos intentions et le soutien que vous pouvez nous apporter", sollicite Margot Bayart, qui a déposé début mars une demande de cessation de paiement auprès du tribunal des activités économiques (TAE) de Paris. 

Une décision prise pour protéger les 2 000 infirmières salariées, qu'Asalée n'est plus en mesure de payer. Créée en 2004, l'association fait face depuis plusieurs années à des difficultés financières. "L'année 2025 a été terrible pour nous", expliquait sa présidente début mars. Déjà affaiblie, la structure a fait l'objet d'un rapport très sévère de l'Igas, publié en juillet dernier, qui pointait d'"importants dysfonctionnements", notamment une "absence de pilotage financier" et des "conflits d'intérêts dans les marchés".

Le Gouvernement avait enjoint l'association de "remettre en ordre sa gestion et son organisation". Elle avait six mois pour mettre en œuvre ce changement… au risque de perdre le soutien de son unique financeur, l'Assurance maladie, à hauteur de 100 millions d'euros par an. Mais cette dernière "n'a pu que constater, près de huit mois plus tard, que les mesures nécessaires n'ont pas été engagées par l'association, l'obligeant à suspendre ses financements", déplorait la Caisse dans un communiqué le 6 mars.

"Nos gouvernants ou correspondants actuels : Premier ministre, ministre de la Santé, directeur général de la Cnam, directeur de la Sécurité sociale, font tout depuis 10 ans pour faire obstacle au déploiement de nos services", dénonce de son côté Margot Bayart dans son courrier aux candidats à la présidentielle. La présidente réfute les accusations de conflits d'intérêts et de dysfonctionnement dans la gestion de l'association.

Elle assure, par ailleurs, avoir pris en compte les recommandations formulées par l'Igas dans son rapport. "Des preuves ont été remises au tribunal administratif dans le cadre de référé à l'encontre de l'Assurance maladie", écrit-elle dans son courrier.

Dénonçant la tentative "d'asphyxie" d'Asalée par les pouvoirs publics, Margot Bayart met en avant les bénéfices de ce modèle, qui "produit une amélioration de la santé des patients et de leurs aidants, un bien-être des soignants et une économie sur les dépenses sociales et de santé colossale, à savoir au moins 15 % sur les dépenses de santé, et probablement 10 % sur la totalité social-santé, soit plusieurs dizaines de milliards d'euros par an", évalue-t-elle.

Margot Bayart conclut son courrier affirmant se tenir à disposition des candidats à la présidentielle "pour vous présenter plus complètement les services que nous pouvons rendre et la capacité à le généraliser rapidement pour la soutenabilité financière de notre modèle social et de la Sécurité sociale, notre bien commun". 

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DANIEL BUYCK

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