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Plus de médecins français, moins de bureaucratie : comment le candidat à la présidentielle David Lisnard veut réformer le système de santé
David Lisnard, président du parti Nouvelle Energie, en course pour la présidentielle, a présenté ses "prescriptions» pour le secteur de la santé en vue de l’élection de 2027. Son programme : supprimer les ARS, former plus de médecins en France et réduire le nombre de personnels non-soignants dans les hôpitaux.
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"Le système français a été un modèle pendant très longtemps, mais il s'est aujourd'hui dégradé", a déploré David Lisnard, le président du parti libéral Nouvelle Energie, fraîchement en lice pour la présidentielle, lors d'une conférence de presse mardi 5 mai.
Celui qui a claqué la porte des Républicains le 31 mars poursuit la quête d’une "réforme du système de santé", dans les pas de son ancien parti. Alors qu'une proposition de loi LR visant à supprimer plusieurs agences de l’Etat, dont les ARS, a été déposée la semaine dernière, le candidat s'attaque à la bureaucratie et reprend cette mesure dans son programme. "Une part croissante des ressources de santé est absorbée par des structures, des procédures et des frais de gestion, au détriment du soin et du temps médical", signait-il dans une tribune pour Nice Matin, dès janvier.
David Lisnard s’oppose à "la vision technocratique de l’organisation" du système de santé, notamment sur la formation des médecins. "Vous avez une demande qui augmente par le vieillissement et une offre qui se réduit par le numerus clausus au point que le nombre de médecins a diminué", s’est emporté le maire de Cannes.
"Un système de mabouls" qui oblige les Français à partir à l'étranger pour leurs études
L'élu dénonce "un système de mabouls" qui oblige les Français à partir à l’étranger pour leurs études, faute de places suffisantes dans les universités. Le candidat libéral prend ainsi le contrepied d'Emmanuel Macron qui, la semaine dernière, alors qu'il évoquait la situation des Padhue, fustigeait "les mabouls" qui veulent "se fâcher avec l’Algérie". L’ex-LR requiert quant à lui une plus grande part de médecins formés en France dans les structures publiques, ainsi qu’un retour à 24% "du taux de non-soignants dans les hôpitaux, qui constituent actuellement le tiers des effectifs". Pour David Lisnard, les dysfonctionnements du système de santé ne sont pas imputables à "un problème de moyens" - la France "dépense 60 milliards de plus que la moyenne européenne" - mais "d'affectation".
[avec AFP]
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