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Pourquoi les jeunes médecins en bavent plus que leurs aînés

Deux tiers d'anxieux, un bon quart de dépressifs et beaucoup trop de suicidaires. Une enquête inédite conduite auprès de quelque 22 000 carabins lève le voile sur la grande souffrance psychique des futurs médecins français. Des jeunes à qui l'on répète encore qu'il faut souffrir pour y arriver, alors que les conditions d'études et de travail ont empiré avec les années.

 

Depuis le début de l'année, cinq internes ont mis fin à leurs jours. La grande enquête dévoilée mardi 13 juin par quatre structures représentatives des futurs et jeunes médecins* montre qu'il ne s'agit que de la partie émergée de l'iceberg : sur les 21 768 externes, internes et chefs de clinique assistants répondants, 23.7% ont déjà eu des idées suicidaires et 3.4% (soit 736) sont passés à l'acte. Les troubles dépressifs concernent plus d'un quart des jeunes médecins (27.7%), contre 10% dans la population générale, et les troubles anxieux touchent les deux tiers d'entre eux (66%, contre 26% de la population).

 

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Des données inédites en France. En décembre 2016, la revue JAMA avait publié une méta-analyse estimant que 27% des étudiants en médecine de premier cycle dans le monde souffraient de...

 

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