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Quotas d'activité sur la médecine esthétique : la CSMF appelle à ne pas "condamner les cabinets existants"
Dans un communiqué, le syndicat alerte sur les conséquences de l'instauration d'un "quota uniforme d'activité" appliqué à l'ensemble des professionnels, quelle que soit leur spécialité ou l'ancienneté de leur pratique de l'esthétique.
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Le plafonnement des activités esthétiques à 30 % du temps de travail des médecins, qui devrait être instauré prochainement par décret, soulève de nombreuses inquiétudes. Après les dermatologues et le SML, c'est au tour de la CSMF de s'exprimer sur la question. Pour le syndicat, tous les médecins ne sauraient être logés à la même enseigne. "Il est indispensable de distinguer les conditions d’entrée dans cette activité de la situation des médecins qui l’exercent déjà", insiste la CSMF dans un communiqué du 3 novembre. "Imposer une réduction massive à des praticiens exerçant exclusivement depuis des années peut conduire à la fermeture de cabinets, sans garantie d’une offre de soins supplémentaire."
Ainsi, les dispositions transitoires annoncées par l'exécutif "doivent tenir compte des parcours réels". "Un exercice établi depuis cinq ans et une pratique exclusive depuis trente ans n’appellent pas nécessairement les mêmes réponses", relève la confédération, qui souhaite que "l’ancienneté, les engagements économiques, les emplois concernés et les conditions d’une éventuelle reprise de la spécialité initiale" soient "examinés". "Cette reprise ne peut se décréter sans évaluation des compétences et, si nécessaire, [sans un] accompagnement adapté", souligne la CSMF.
Le communiqué aborde également la spécificité des dermatologues, dont l'esthétique est une composante de leur formation. Raison pour laquelle ces spécialistes ne doivent pas se voir imposer "une formation supplémentaire redondante" et une durée d'exercice préalable de cinq ans, telle qu'envisagée par le Gouvernement. "Ces actes constituent une composante de leur spécialité et ne sauraient être considérés par principe comme une activité extérieure à celle-ci, nécessairement accessoire et soumise à un quota uniforme."
Le syndicat demande ainsi une "concertation préalable" pour "préciser les actes et les professionnels concernés, évaluer les conséquences sanitaires et économiques, puis définir des règles proportionnées pour les nouveaux entrants et des garanties adaptées pour les praticiens déjà en exercice".
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