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Le Samu appelle à réquisitionner les médecins libéraux grévistes

Alors que les urgences sont débordées, la porte-parole de Samu Urgences de France appelle le ministère de la Santé à réquisitionner les médecins libéraux grévistes. "Les gens ont besoin de voir un médecin dans les moins de 48 heures", estime la Dre Agnès Ricard-Hibon, auprès de BFM/RMC. 

08/01/2026 Par Chloé Subileau
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Alors que le mouvement de grève des médecins libéraux débuté lundi 5 janvier est "très suivi" selon les syndicats, les services d'urgences sont débordés. Une situation qui inquiète Samu Urgences de France. "On appelle vraiment à ce que notre ministère considère que l’accès aux soins est un service public qui nécessite une continuité et donc, comme pour l’hôpital, des réquisitions quand les praticiens sont en grève", a indiqué mercredi 7 janvier la Dre Agnès Ricard-Hibon, porte-parole de l'organisation, sur BFM/RMC.

Pour l'urgentiste, un service minimum doit s'appliquer pour les libéraux. "Tous les praticiens ont le droit de grève […] Mais, comme à l’hôpital, quand les praticiens sont en grève, ils sont réquisitionnés parce qu’il faut que ce service public soit maintenu pour répondre positivement à la population", a ajouté Agnès Ricard-Hibon, alertant sur la situation d'épidémie de grippe actuelle : "Les gens ont besoin de voir un médecin dans les moins de 48 heures. Donc, il faut qu'il y ait des médecins qui soient disponibles pour le faire."

Selon des ARS, préfectures et conseils départementaux de l'Ordre contactés mercredi par Egora, des médecins ont d'ores et déjà été réquisitionnés. Les syndicats font, eux, état de plusieurs centaines d'irrégularités.  

[avec BFM/RMC

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6 débatteurs en ligne6 en ligne
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Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 3 jours
"Comme à l'hôpital". En fait non, on est pas à l'hôpital, on est pas salariés, on gère tout de A à Z. Ce qui fait toute la complexité d'une telle réquisition. Etre réquisitionné pour être présent au cabinet, ok, mais l'agenda est-il réquisitionné aussi? La secrétaire est-elle réquisitionnée aussi? Et pour le ménage? Et pour le véhicule et les visites? Au quotidien on doit se débrouiller pour absolument tout, et idem avec nos patient. Donc si l'administration veut nous réquisitionner, elle doit réquisitionner absolument tout, et le justifier légalement, ce qui est plus compliqué.
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Débatteur Passionné
Anesthésie-réanimation
il y a 3 jours
Voilà bien posées les limites de l'exercice. Profession médecin. Qu'est ce cela veut dire? Est ce un sacerdoce? Est ce que c'est juste un gagne pain? Est on là pour soigner? Est on là pour souffrir? Est ce que la liberté d'exercer en libéral est importante? Est ce que seule la fonction publique doit exister? Qu'entend on par mission de service public? La santé donc. Puisqu'il existe une dualité d'exercice: coopération ou concurrence? En l'histoire de la profession il est convenu que cet exercice soit complémentaire. Mais pour ce qui concerne les urgences... Toutes ne sont pas vitales et les urgences dites "absolues" (quel terme absurde) peuvent sans doute relever du SAMU centre 15. D'autres nécessitent manifestement le recours à un plateau technique et pour faire simple d'un hôpital dont rien ne dit qu'il doive être privé ou public. L'exercice est alors partagé. D'autres encore nécessitent une réponse "rapide" mais rapide veut dire avant qu'elles ne s'aggravent. C'est en cela que la continuité ET la permanence des soins sont importantes et ne doivent être négligées ni par le public, ni par le privé. C'est en cela qu'on peut estimer que le médecin n'exerce pas une profession comme les autres et DOIT limiter sa liberté en fonction de la sécurité des patients. Le seul juge de paix est l'examen avant de décréter que l'urgence n'est que ressentie et peut attendre. C'est là aussi l'erreur des pouvoirs publics de s'être laissé aller à la politique de l'offre en pensant qu'elle réduirait les coûts. Elle ne fait qu'augmenter l'incertitude et les risques qui lui sont liés. Et l'idée de tout faire réguler par les centres 15 est une absurdité, noyant les urgences vitales dans le flot des appels tout venant. Une erreur ne peux pas être corrigée par une autre erreur. Penser que le service public peut (être) supplé(é)er (par) l'exercice libéral ou l'inverse est une erreur. Ils ne doublonnent pas, sinon l'un ou l'autre DOIT disparaître. Ils sont complémentaires donc ils DOIVENT coexister... En bonne intelligence, c'est à dire se concerter et ne pas se rejeter les responsabilités les uns, les autres. J'ai donc dit tout cela car je suis navré des réactions épidermiques dès qu'on énonce une opinion. La faute aux patients consommateurs, la faute au privé irresponsable, la faute au public hyper protégé, la faute aux tutelles (oui je les ai dénoncées moi aussi), la faute aux gouvernants (oui j'ai critiqué moi aussi). À un moment donné il faut passer de l'indignation, l'exaspération à la raison, la négociation. Il faut essayer de se respecter soi même en respectant les autres. On ne négocie que sur des désaccords et on peut être exigeant qu'en entendant les contraintes. La solution n'est pas pour demain, il faudra des années mais il faut commencer un jour: et ce doit être MAINTENANT.
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402 points
Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 3 jours
Si elle n'est pas contente, elle n'a qu'a démissionner et se mettre à son compte. Un petit mot en faveur de la grève ou au moins se démarquer de son idéologie de "je ferai toujours tout tant qu'on me le demandera", ça aurai pu aider à moins nous braquer, nous les "méchants nantis de grévistes" , non?... 0 empathie ou compassion d'un côté, faut s'attendre à .. 0 de l'autre !
 
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