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Lutte contre les IST : à compter du 1er juillet, les jeunes femmes pourront recevoir un kit d'auto-prélèvement

Ce moyen, destiné d’abord aux jeunes femmes, puis aux jeunes hommes "au cours du second semestre", pourra leur être adressé sur le lieu de leur choix. L’ambition est, par ce biais, d’enrayer les infections, notamment à chlamydia et à gonocoque.  

30/06/2025 Par Pauline Machard
Santé publique Assurance maladie / Mutuelles
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Il y aura au moins une bonne nouvelle sur le plan de la santé le 1er juillet (à défaut d’une revalorisation des professions libérales). À compter de cette date, les jeunes femmes de 18 à 25 ans pourront se faire livrer, gratuitement, un kit d’auto-dépistage par auto-prélèvement contre les infections sexuelles, a annoncé le 30 juin l’Assurance maladie. La commande en ligne sera étendue aux hommes "au cours du second semestre", d'après un communiqué de la Cnam.

La demande pourra se faire directement sur le site internet ameli, après un "questionnaire rapide de dix questions", détaille-t-elle, et le kit sera livré sur le lieu choisi par le jeune. Il faudra ensuite renvoyer le tube contenant l’auto-prélèvement au laboratoire. La personne sera prévenue de "la disponibilité de ses résultats par SMS sous cinq jours ouvrés".  

Le lancement de ce kit s’inscrit dans le cadre de "mon IST", qui permet depuis septembre 2024 aux moins de 26 ans de se faire dépister gratuitement et sans ordonnance pour quatre infections : chlamydia trachomatis, gonocoque, syphilis et hépatite B. 

Une multiplication de cas

Par ce moyen, l’ambition de l’Assurance maladie est d'accroître la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. En augmentation continue depuis les années 2000, les IST bactériennes sont "un enjeu de santé publique du fait des risques graves qu’elles présentent à la fois pour les femmes et pour les hommes", comme l’infertilité, le risque de grossesse, soulève la Cnam.

Entre 2021 et 2023, les cas de gonorrhée ont bondi de 59% chez les hommes, et de 46% chez les femmes. Les cas de chlamydiose ont eux augmenté de 10% chez les hommes, d'après les données de Santé publique France, rapportées par l’agence de presse.

[avec AFP] 

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