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Femmes médecins à l'AP-HP : encore minoritaires aux postes de chef de service

Si les femmes représentent 59 % des médecins exerçant à l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP), elles ne sont que 36 % à détenir des responsabilités de chefferie de service.  

22/08/2025 Par Louise Claereboudt
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Présenté en CME en juillet dernier, le bilan du plan égalité professionnelle 2023 – 2025 de l'AP-HP fait état de progrès encore à réaliser. Il montre en effet que si les femmes représentent 59 % des personnels médicaux exerçant au sein des hôpitaux parisiens, elles ne sont que 36,7 % à détenir des responsabilités de chefferie de service. Et seules 31,8 % de femmes médecins occupent un poste de directrice de département médico-universitaire (DMU).  

Source : AP-HP

 

Entre 2020 et 2022, 49,2 % des primo-nominations à ces postes à responsabilités ont concerné des femmes. Un taux qui a chuté à 43,8 % l'année suivante. La situation semble s'être améliorée depuis. Au titre de l'année 2024, un homme et une femme ont en effet été primo-nommés en qualité de directeur de DMU (portant ainsi le taux à 50 %).

S'agissant des chefferies de service, 113 nominations ont été prononcées l'an dernier, dont 35 primo-nominations. Sur ces 35 primo-nominations à un poste de chef de service, 60 % ont été au bénéfice de femmes (21 femmes nommées cheffes de service contre 14 hommes nommés). 

Pour respecter la loi du 19 juillet 2023 sur les "dispositifs de nominations équilibrées", l'AP-HP doit atteindre 40 % de cheffes de service et directrices de DMU au 1er janvier 2027, rappelle l'institution. Et de souligner : "Les nombreux renouvellements de chefferie de service en 2025 doivent donc être l'occasion de commencer à véritablement changer la donne."

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Marie GILARDI

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Leur communication est opaque Ils ne comprennent rien au terrain Ils ont une logique comptable Ils ont et ont participé à la... Lire plus

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ROMAIN L
19 k points
Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 8 mois
Partir du principe que le chiffre devrait être de 50 % "au nom de l'égalité" et créer des règles discriminantes pour l'atteindre toujours "au nom de l'égalité", ça s'appelle un non sens.
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gilbert ARTIGUE
955 points
Débatteur Passionné
Chirurgie viscérale et digestive
il y a 8 mois
raisons possibles : 1- parce qu’elles ne veulent pas devenir chefs de service avec toutes les reunionites en plus , 1 2-- elles privilégient la vie de famille à l’administration dont elles n’ont plus aucun pouvoir de décision 3- parce qu’elles restent heureusement des femmes médecins non woke !!
 
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