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Tensions d’approvisionnement en aGLP1 : de nouvelles recommandations de prescription à venir

Dans la perspective d’une reprise de l’approvisionnement en analogue du GLP-1 dans les prochains mois, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a décidé de nouvelles recommandations pour leur utilisation. Ces recommandations ne s’appliqueront « que lorsque la reprise progressive des approvisionnements en Ozempic faiblement dosés et en Victoza sera confirmée » précise l’ANSM.

26/04/2024 Par Dre Marielle Ammouche
Médicaments
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Depuis décembre 2023, en effet, les prescriptions d’Ozempic (sémaglutide) et de Victoza (liraglutide) de Novo Nordisk, et de Trulicity (dulaglutide) de Lilly, étaient réservées aux patients déjà sous traitement du fait de tensions d’approvisionnement et de ruptures de stock.

Cependant, lors d’une audition des 2 laboratoires concernés en mars dernier, Novo Nordisk, a indiqué que la remise à disposition d’Ozempic 0,25 mg à la hauteur des besoins « serait possible à partir de septembre 2024 ». En revanche, pour Trulicity, la situation est moins favorable : selon Lilly, les fortes tensions d’approvisionnement perdureront au-delà de la fin de l’année.

Afin d’anticiper le retour progressif de ces produits, l’ANSM a élaboré ces nouvelles dispositions, qui seront donc applicables quand des boîtes d’Ozempic 0,25 mg et de Victoza 6 mg seront de nouveau effectivement disponibles en pharmacie. A ce moment-là, la prescription en initiation des aGLP-1 sera réservée aux patients diabétiques de type 2 présentant une maladie athéromateuse avérée (antécédent d’événement cardiovasculaire, lésion athéromateuse significative).

En revanche, pour les patients sans antécédents et donc en prévention primaire, le recours à une autre classe d’antidiabétiques « sera à privilégier, selon le profil du patient (inhibiteurs de la DPP4 ou iSGLT2) ».
De même, la prescription de Trulicity ne sera toujours pas possible afin de réserver ce médicament aux patients déjà traités et ne pas induire de rupture de traitement.

 

Références :

Communiqué de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (26 avril)

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SOPHIE SUGIER
6,7 k points
Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 2 ans
Perte de chance notable , jai deja 5 patients obeses devenus diabétiques qui auraient du être mis sous ce traitement. La vieille MET est tres mal tolérée ,difficultés après aux adhésions de traitement , , les sulfamides sont donnés encore soit en désespoir de cause, soit par de vieux endocrinos , dontcertains ne connaissent toujours pas les insulines ultra lentes et le novonorm.
 
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