Deux nouvelles maladies à déclaration obligatoire

12/05/2021 Par Aveline Marques
Santé publique
Un décret publié ce mercredi 12 mai au Journal officiel ajoute l'infection à virus du Nil occidental et l'infection à virus de l'encéphalite à tiques à la liste des cas à signaler aux autorités sanitaires.

  La liste des maladies à déclaration obligatoire s'allonge. Deux infections s'ajoutent aux 30 maladies faisant l'objet d'une transmission obligatoire des données individuelles à l'autorité sanitaire : les cas d'infection à virus du Nil occidental et d'infection à virus de l'encéphalite à tiques devront désormais être signalés par les médecins au même titre que la rubéole, la rougeole, la tuberculose, le paludisme ou encore la peste, le choléra et la variole. Isolé pour la première fois en 1937 dans le district de West nile en Ouganda, le virus du Nil occidental est un arbovirus "régulièrement détecté sur le pourtour méditerranéen" en France, d'après Santé publique France. "L'année 2018 a été marquée par la plus forte épidémie, le nombre de cas recensés en Europe a été supérieur à la somme des 7 années précédentes". Cette zoonose est principalement transmise par le moustique. "Si 80 % des personnes infectées restent asymptomatiques, le virus du Nil occidental peut être à l’origine d’une maladie neurologique pouvant être mortelle chez l’homme", précise Santé publique France. 20 % des personnes infectées développent une fièvre du Nil occidental : syndrome grippal qui peut être associée à une éruption cutanée. La période d’incubation dure classiquement de 2 à 6 jours mais peut-être de 2 à 14 jours. Les formes graves de la maladie, parfois mortelles, surviennent chez moins de 1 personne infectée sur 100, majoritairement des adultes et en particulier des personnes âgées. Il s’agit de formes neuro-invasives se manifestant par une méningite, une méningo-encéphalite, une paralysie flasque ou un syndrome de Guillain Barré.

L'encéphalite à tique est due à un flavivirus, transmis par la piqure d'une tique. De 5 000 à 13 000 cas d’encéphalite à tiques sont rapportés chaque année dans le monde, dont une vingtaine en France, notamment en Alsace et Haute-Savoie. "Après une incubation d’une à deux semaines, la maladie débute brutalement, avec de la fièvre, des maux de tête et des douleurs des muscles et articulations. Ensuite apparaissent, chez 20 à 30% des malades, des symptômes dus à une atteinte du système nerveux central (encéphalite, myélite) ou périphérique parésie ou paralysie d’un membre)", signale Santé publique France. Les décès sont rares (moins de 1%) mais les séquelles sont fréquentes (40%).

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