Ménopause : un "abandon médical", selon les gynécologues de la FNCGM

07/02/2024 Par Marielle Ammouche
Gynécologie-Obstétrique
La Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale (FNCGM) souhaite améliorer la prise en charge de la ménopause. Elle considère, en effet, que cette étape inéluctable de la vie des femmes est "mal appréhendée", et que, "depuis de nombreuses années", "les femmes ne sont pas suffisamment accompagnées pour vivre au mieux les effets secondaires de la ménopause", d'après un communiqué.  

Pourtant, la ménopause a un impact non négligeable sur la vie des femmes (bouffées de chaleur, changements du cycle menstruel, troubles du sommeil, troubles de l'humeur, sécheresse de la peau, des cheveux, troubles sexuels, incontinence urinaire, maux de tête, fatigue, prise de poids,…). En outre, elle a des conséquences médicales majeures, qu’il convient de prévenir, en particulier concernant l’augmentation du risque d’ostéoporose et cardiovasculaire. 

Mais pour les gynécologues de la FNCGM, la ménopause n’est pas assez prise en charge actuellement, constituant, selon eux, une "abandon médical".  

En cause, le séisme dû à la parution de l’étude américaine WHI en 2002, qui a entrainé, au sein de la population, mais aussi chez les professionnels de santé, "une défiance progressive vis-à-vis des traitements hormonaux de la ménopause (THM)". Or des études ultérieures ont démontré les biais de sélection associés à cette étude. Et par la suite, diverses données et recommandations ont attesté d’une "balance bénéfice-risques en faveur du traitement hormonal selon l'importance des troubles climatériques et l'état de santé de la personne concernée". En outre, à coté du THM, d'autres traitements sans hormone existent pour soulager les symptômes de la ménopause.  

"Par manque d’information, les médecins généralistes et les gynécologues ont progressivement arrêté la prescription des traitements hormonaux et ont délaissé plus globalement le traitement des symptômes de la péri-ménopause et de la ménopause, juge la FNCGM. A juste titre, les femmes se sont senties abandonnées."

La fédération entend donc améliorer la sensibilisation des médecins à cette prise en charge, avec, en particulier, des "formations dédiées pour faire évoluer les pratiques et accompagner au mieux les femmes à cette période charnière de leur vie", écrit-elle dans le communiqué.  

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HENRI BASPEYRE
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Résistant
Chirurgie générale
il y a 2 ans
s'il y avait 1 nombre suffisant de gynécologues,il n'y aurait pas de problème!
 
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