Image générée par IA

Image générée par IA

Des médecins généralistes privés de cabinet par la mairie mécontente de leur travail

01/06/2022 Par Marion Jort
Image générée par IA

Image générée par IA

La municipalité d Auvers-sur-Oise a décidé de renoncer à mettre à disposition les locaux de la maison de santé de la ville aux médecins généralistes qui y exercent. Une décision prise selon les “mécontentements” des administrés qui ne parviennent pas à avoir de rendez-vous, indique la maire. 

  Ils seront à la porte à partir du 4 septembre 2023. Quatre médecins généralistes de la maison médicale du Péan, située dans la commune d’Auvers-sur-Oise (Val-d’Oise) ont été avertis par la mairie de son intention de dénoncer la convention d’occupation des locaux qui la rattachait à la maison de santé.  Dans les colonnes du Parisien, la maire justifie cette décision par les “mécontentements de la part de nombreux administrés, mais aussi d’autres villes du territoire, qui n’arrivent pas à avoir de rendez-vous ou bien de médecin référent”. “La municipalité s’est rapprochée des professionnels de santé de la maison médicale afin de faire un point sur l’offre de soins proposée qui ne correspond plus aux attentes”, expliquait encore l’élue Divers Droite, Isabelle Mézières fin avril, dans un communiqué. Ayant le sentiment d'être "convoqués" par la maire, les médecins dénoncent cette décision. “La municipalité prétend vouloir influer sur notre activité de médecine libérale en décidant du choix de notre patientèle, en nous imposant une quotité de travail, allant jusqu’à nous conseiller dans nos prises en charge médicales, l’organisation et le déroulé de nos consultations”, se sont-ils insurgés, considérant que le ton de la maire était menaçant et méprisant. 

Les médecins exercent dans la maison de santé depuis cinq ans, implantée dans une commune touchée de plein fouet par le problème de l’accès aux soins. Construite et financée par la mairie, ils l’occupent à titre gratuit et n’en paient que les charges. “Nous ne nous attendions pas à cela. On ne demandait rien, nous voulions juste continuer à travailler”, témoigne l’un deux auprès du Parisien. “Il n’est pas question que nous nous fassions dicter notre manière de pratiquer la médecine !”, proteste un autre. Ils ont décidé d’en partir “dès que possible”.  La mairie assure, de son côté, que la maison médicale ne va pas fermer. Elle recherche désormais des médecins libéraux ou salariés. Elle songe également à investir dans une cabine de téléconsultation.  [avec le Parisien
 

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

4 débatteurs en ligne4 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3