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VIH : les contaminations ne diminuent plus

Selon Santé publique France, le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité en 2024 est stable par rapport aux années précédentes. 

01/12/2025 Par Dre Marielle Ammouche
Infectiologie
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En 2024, environ 5 100 personnes ont découvert leur séropositivité VIH, un chiffre globalement stable par rapport aux années précédentes, " après l’augmentation observée entre 2020 et 2023", rappelle Santé publique France (SPF), dans un communiqué publié à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le Sida, ce 1er décembre. On estime qu’actuellement les sujets se contaminent généralement par rapports hétérosexuels (53%) ou rapports sexuels entre hommes (42%), loin devant les personnes trans (2%) ou les contaminations de la mère à l’enfant (1%). Les personnes nées à l’étranger représentent la part la plus importante (56%). Cependant, dans 46% des cas, leur contamination a lieu en France.

La situation apparaît "particulièrement préoccupante en Guyane, et dans une moindre mesure à Mayotte, aux Antilles et en Île-de-France", souligne SPF. En outre, dans plus de 4 cas sur 10 (43%), les découvertes ont lieu à un stade tardif, dont 27% au stade avancé. "Ces indicateurs soulignent la nécessité de poursuivre les efforts pour mieux répondre aux besoins des populations et des territoires les plus exposés, en déclinant les mesures de prévention combinée selon une approche d’universalisme proportionné, afin d’atteindre l’objectif d’élimination de l’infection par le VIH fixé par la stratégie nationale de santé sexuelle", résume l’agence sanitaire.

La progression du dépistage se poursuit, quant à elle, avec 8,5 millions de sérologies VIH réalisées en 2024. Mais on estime que 9700 personnes vivant avec le VIH (PVVIH) sont encore actuellement non diagnostiquées en France.

Enfin, le traitement du VIH en France est bien mis en œuvre. Ainsi, parmi les PVVIH, 96% étaient sous traitement antirétroviral, avec une charge virale indétectable (au seuil de 200/mm3) pour 97% d’entre elles. 

Références :

D’après un communiqué de Santé publique France (SPF, 1er décembre) 

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