Les premiers résultats du projet Climatere permettent d’en savoir plus sur l’impact de la ménopause sur la vie des femmes.
Ménopause : le projet Climatere permet d’analyser en détail le vécu des femmes
Présentés à l’occasion des Assises de la ménopause qui ont eu lieu le 15 octobre à PariSanté Campus, et de la Journée mondiale de la ménopause le 18 octobre, les premiers résultats du projet Climatere permettent d’en savoir plus sur l’impact de la ménopause sur la vie des femmes.
Les premiers résultats du projet Climatere permettent d’en savoir plus sur l’impact de la ménopause sur la vie des femmes.
Ce projet de recherche est mené depuis mars 2025 par l’Hôpital Foch de Suresnes (92), auprès de 4 140 participantes, dont 1 682 femmes non ménopausées, 486 en périménopause et 1 972 ménopausées. Plusieurs sphères sont explorées, et en particulier, le sommeil, la santé psychologique, la sexualité, la composition corporelle, la vie sociale et les comportements de santé.
« Ce que nous cherchons à faire avec Climatere, c’est mieux comprendre les problématiques rencontrées par les femmes en pré-ménopause et ménopausées, afin de faire évoluer la prévention et la prise en charge de cette période de transition », explique le Dr Alexandre Vallée, chef du service d’épidémiologie et de santé publique de l’Hôpital Foch, qui dirige le projet.
Concernant la périménopause, les premières données de Climatère - recueillies à l’inclusion des participantes - montrent qu’il s’agit d’une période de vulnérabilité spécifique, particulièrement sensible, « davantage encore que la ménopause établie », est-il précisé dans un communiqué de l’hôpital Foch sur ce sujet.
Globalement, les troubles du sommeil apparaissent majeurs : plus d’une femme sur quatre en présente de façon fréquente. Ces troubles sont particulièrement élevés en périménopause (deux fois plus que chez les non ménopausées). En outre, les analyses de Climatere montrent que les bouffées de chaleur et les troubles vasomoteurs (en particulier les sueurs nocturnes) ne suffisent pas à expliquer ces troubles du sommeil.
Les résultats de Climatère remettent aussi en question l’impact de la ménopause sur la prise de poids. La ménopause établie n’apparait ainsi pas nécessairement associée à une augmentation significative de l’IMC, même si on observe une augmentation du tour de taille et du rapport tour de taille/taille, « suggérant davantage une modification de la composition et de la répartition corporelle », explique le communiqué.
Cet impact sur le poids reste cependant un élément marquant du vécu des femmes : 49 % déclarent ainsi une prise de poids plus fréquente en périménopause et 40 % plus fréquente après la ménopause. Elles rapportent aussi fréquemment plus de difficultés à perdre du poids : +39 % en périménopause et +41 % après la ménopause.
Globalement, une femme sur 4 présente une forte charge de symptômes (fatigue, anxiété, baisse du moral, troubles sexuels, etc.). Certains facteurs médico-sociaux, tels que la solitude, pèsent sur les symptômes de la ménopause (+68% de symptômes sévères) ; ainsi que l’obésité (+55%). À l’inverse, l’activité physique en limite le poids (-24%).
Face à ces résultats les responsables du projet Climatere plaident pour « une évolution de la prise en charge de la ménopause » et une consultation spécifique qui « ne devrait pas uniquement porter sur les cycles, les hormones ou les bouffées de chaleur, mais permettre d’explorer l’ensemble des dimensions susceptibles d’affecter la santé et la qualité de vie des femmes ». Elle devrait aussi insister sur l’enjeu de la prévention.
Références :
Sources : Hôpital Foch (15 octobre)
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