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Maladies cardio-neurovasculaires : le Gouvernement lance une feuille de route 2026-2030
Devant le poids considérable des maladies cardiovasculaires, le gouvernement a décidé de lancer un plan d’action dans ce domaine, sous forme d’une feuille de route, pour les 5 années à venir. Les maîtres-mots en sont information, prévention et repérage précoce.
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« Face aux maladies cardio-neurovasculaires, nous devons changer d’échelle et agir plus tôt. Cette feuille de route porte une ambition claire : faire de la prévention cardiovasculaire une priorité de santé publique, mieux repérer les facteurs de risque et permettre à chacun, partout sur le territoire, d’accéder à un accompagnement adapté. C’est aussi un enjeu d’égalité en santé : prévenir davantage, c’est donner à chacun plus de chances de rester en bonne santé », souligne Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des personnes handicapées.
Les maladies cardio et neurovasculaires constituent, en effet, la première cause de décès en Europe, la deuxième cause en France (140 000 décès annuels) et comptent pour un nombre considérable d’hospitalisations (250 000 par an chez les personnes de moins de 65 ans, conduisant à 12 000 décès). En outre, malgré les progrès dans les traitements et l’organisation des soins, leur poids sur le système de santé est en hause du fait du vieillissement de la population et de l’exposition aux facteurs de risque.
La feuille de route 2026-2030 est la traduction de la loi de juillet 2026, visant à doter la France d’une stratégie nationale de lutte
contre les maladies cardio-neuro-vasculaires. Elle « investit le champ insuffisamment couvert à ce jour de la sensibilisation, du
repérage précoce des facteurs de risque cardio-neurovasculaire dans le système de soin, puis de l’accompagnement dans des parcours de soins coordonnés », insiste le ministère. De nombreux professionnels concernés ont été mis à contribution : les professionnels de santé de premier recours et spécialistes, les établissements de santé, les structures de soins primaires, mais aussi les associations et les acteurs des territoires.
Quatre axes majeurs ont été identifiés : promouvoir la santé cardiovasculaire auprès de la population et des acteurs ; mobiliser
les professionnels du premier recours pour le repérage des facteurs de risque et l’évaluation du risque cardiovasculaire ; développer les ressources de prise en charge globale des facteurs de risque cardiovasculaires, notamment pour les patients à risque cardiovasculaire élevé ; et développer les connaissances sur la santé cardiovasculaire, le suivi et l’évaluation des interventions préventives.
Ces axes sont déclinés en 36 actions opérationnelles. Il s’agit, en particulier de « mettre en place un parcours d’accompagnement préventif », et de « promouvoir des pratiques validées et harmonisées de mesure, contrôle et suivi de la pression artérielle ». Le Gouvernement souhaite également améliorer la réévaluation des traitements du risque cardiovasculaire chez les personnes âgées fragiles. Le dispositif « Mon Bilan Prévention » doit aussi être renforcé comme outil de prévention cardiovasculaire. Enfin, des actions de communication seront menées auprès du public et des professionnels de santé.
Cette feuille de route s’inscrit dans une démarche européenne, avec le plan « Safe Hearts Plan », publié par la Commission européenne le 16 décembre 2025, qui vise aussi à améliorer la santé cardiovasculaire, en renforçant et coordonnant les politiques nationales à l’échelle européenne.
Références :
Sources : Ministère de la Santé (14 octobre)
https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/feuille_de_route_sante_cardio_vasculaire_2026-2030-2.pdf
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