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Grippe et obésité sévère : un vaccin de nouvelle génération montre une réponse immunitaire renforcée
Un vaccin antigrippal de nouvelle génération, recombinant, apparait supérieur à court terme aux vaccins de référence chez les personnes présentant une obésité sévère.
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Ces résultats, issus de l’étude Fluo, sont importants car plusieurs données suggèrent que la réponse immunitaire vaccinale chez ces personnes serait moins élevée ou moins durable, du fait de l’inflammation chronique liée à cette pathologie. Or ces personnes sont particulièrement à risque de forme grave de l’infection.
Les chercheurs ont donc conçu cette étude, promue par l’AP-HP, en collaboration avec 2 réseaux de recherche clinique F-Crin (Force et I-Reivac).
Au total, 206 adultes présentant une obésité sévère ont été inclus dans 15 centres en France, et randomisés pour recevoir soit un vaccin antigrippal standard, soit le nouveau vaccin. Ce dernier est un vaccin recombinant, contenant seulement une protéine du virus (l’hémagglutinine), contrairement aux vaccins standards qui sont à virus inactivé, ce qui permet "d’augmenter la quantité d’antigène, et de stimuler plus efficacement le système immunitaire", explique l’APHP dans un communiqué.
Grippe : une efficacité vaccinale estimée à 44%, selon de premières données européennes
Les résultats montrent qu’à J28, le vaccin recombinant induit une réponse immunitaire significativement plus élevée pour trois des quatre souches grippales étudiées (A/H1N1, A/H3N2, B/Yamagata). En revanche, il n’y avait pas d’impact concernant la souche B/Victoria.
La tolérance du vaccin a été bonne, avec des effets secondaires comparables dans les deux groupes.
À six mois, de nouvelles analyses ont été réalisées, qui ont montré que les différences entre les vaccins n’étaient plus significatives. Cela suggère "un bénéfice principalement à court terme", note l’APHP.
Malgré cela, les auteurs se montrent favorables à des études complémentaires afin d’évaluer l’efficacité clinique du vaccin recombinant, car les données d’immunogénicité de Fluo ne permettent pas de conclure sur l’efficacité clinique du vaccin recombinant.
"Ces résultats mettent en lumière l’importance du type de vaccin chez les populations à risque", concluent le communiqué. "À terme, ces données pourraient contribuer à faire évoluer les recommandations vers des stratégies vaccinales plus personnalisées".
Références :
Sources : Communiqué de l’AP-HP (8 avril)
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