Variant indien : légère augmentation des cas en France

14/05/2021 Par Aveline Marques
Infectiologie
Dans son dernier bilan hebdomadaire, Santé publique France relève "24 épisodes impliquant au moins un cas" du variant d'intérêt B.1.617, dit variant "indien" au 11 mai en France. Huit régions sont concernées.

  Détecté en France pour la première fois à la fin du mois d'avril, le variant "indien" est en légère augmentation depuis, avec 4 à 8 épisodes identifiés chaque semaine, note Santé publique France dans son bilan hebdomadaire du 13 mai. Au 11, 24 épisodes impliquant au moins un cas avaient été rapportés dans huit régions (7 régions de France métropolitaine et Guadeloupe). "Un lien avec l’Inde a été rapporté dans toutes les situations à l’exception de deux clusters familiaux", en Auvergne-Rhônes-Alpes et en Ile-de-France. "L’identification de ces deux épisodes sans lien avec l’Inde laisse suspecter que des chaînes de transmission du lignage B.1.617 se soient produites, de façon locale, autour de cas importés", relève Santé publique France. Tout en notant qu'"à ce jour, aucun élément en faveur d’une diffusion communautaire significative n’a été rapporté en France".

"La situation reste suivie avec attention", souligne l'agence. Le variant indien, détecté dans 44 pays, vient en effet d'être classé comme "préoccupant" par l'OMS, au même titre que les variants anglais, sud-africain et brésilien. Au Royaume-Uni, le nombre de cas a grimpé, passant de 520 la semaine dernière à 1313 cette semaine. Une campagne de dépistage accélérée a été lancée. Autres options étudiées pour freiner la diffusion de ce variant : raccourcir l'intervalle entre les deux doses de vaccin (jusqu'à trois mois actuellement) ou élargir la vaccination aux plus jeunes. Si les données suggèrent une augmentation de la transmissibilité de ce lignage, les vaccins à ARNm semblent en effet être efficaces contre ce dernier, a indiqué l'EMA. Les données évaluées par le régulateur européen sont "encourageantes", a affirmé le responsable de la stratégie vaccinale de l'EMA, Marco Cavaleri, lors d'une conférence de presse. L'Italien s'est également montré optimiste concernant la capacité des vaccins fonctionnant sur la base d'un adénovirus, soit AstraZeneca/Oxford et Janssen, à protéger contre ce variant. Il a dit attendre des données supplémentaires venant d'Inde, où une version du vaccin AstraZeneca est administrée.   

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