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Situation "préoccupante" pour les cancers du poumon et du pancréas chez la femme

Si les cancers les plus fréquents montrent une évolution plutôt favorable chez les hommes, l’Institut national du cancer (INCa) attire l’attention sur deux cancers chez les femmes dont la situation est qualifiée de "préoccupante" par l’institut. Il s’agit du cancer du poumon, qui est en hausse de + 4,3% par an, et de celui du pancréas (+ 2,1%). 

27/09/2024 Par Dre Marielle Ammouche
Cancérologie
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D'après l’édition 2024 du Panorama des cancers, qui vient d’être publié, les cancers les plus fréquents restent, chez l’homme, les cancers de la prostate (59 885 cas), du poumon (33 438 cas) et du côlon-rectum (26 212 cas). Chez la femme, il s’agit des cancers du sein (61 214 cas), du cancer colorectal (21 370 cas) et celui du poumon (19 339 cas).

Globalement, les cancers sont en augmentation ces 20 dernières années, du fait du vieillissement de la population et de la hausse des facteurs de risque. En 2023, 433 000 nouveaux cas ont été comptabilisés. 

Pour l’INCa, la hausse des cancers du poumon et du pancréas chez les femmes, est à mettre en parallèle avec la consommation de tabac, débutée dans les années 70/80 chez les femmes. 

Pour la mortalité aussi, les évolutions sont plus favorables chez les hommes, même si on observe une diminution globale entre 2011 et 2021 (- 2,1% chez l’homme et - 0,6% chez la femme). Cette différence "résulte de diagnostics plus précoces et d’avancées thérapeutiques importantes parmi les cancers plus fréquents", affirme l’INCa. Au total, 162 400 par cancer ont eu lieu en 2021 dont 56% chez l’homme. Chez ce dernier, ce sont les cancers pulmonaires qui sont le plus souvent en cause (20 500 décès), suivi par les cancers colorectaux (9 000 décès) et les cancers de la prostate (9 200 décès). Chez la femme, les cancers les plus mortels sont les cancers du sein (12 600 décès), du poumon (9 900 décès) et colorectaux (8 000 décès).

Les cancers du poumon, du pancréas et du foie font partie des cancers ayant des pronostics très défavorables. Cela est dû à plusieurs facteurs : "un diagnostic tardif, une localisation difficile d’accès, une évolution rapide et agressive, une résistance aux thérapies ou un manque de solutions thérapeutiques spécifiques". A l’opposé, les cancers de la prostate et le mélanome, ont des taux de survie très bons (93% à 5 ans pour les 2), et qui ont fortement augmenté du fait des progrès scientifiques. Le cancer du sein arrive en troisième position avec un taux de 88% à 5 ans.

Références :

Institut national du cancer

Faut-il réformer l'Ordre des médecins ?

MICHEL BANVILLET

MICHEL BANVILLET

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À notre époque, la notion d'éthique a disparue de notre société. Faire confiance a des pairs, c'est favoriser les petits arrangeme... Lire plus

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