Santé mentale : un guide HAS pour améliorer la coordination des soins

10/10/2018 Par Marielle Ammouche
Psychiatrie

Le médecin généraliste est un acteur clé du dépistage et du suivi des patients atteints de troubles mentaux. Pourtant, "on constate en France une coordination insuffisante entre le médecin généraliste et les professionnels spécialisés en psychiatrie et santé mentale notamment. Cette situation peut aboutir à des ruptures de soins, susceptibles d'avoir des conséquences importantes pour le patient, tant sur le plan de sa santé mentale que de sa santé physique" regrette la Haute Autorité de Santé (HAS).

Pour améliorer la coordination des professionnels, elle publie un état des lieux des expériences menés en France et à l’étranger, qui vise à "motiver les professionnels de santé en mettant à leur disposition des informations sur les initiatives de leurs confrères dont ils peuvent s'inspirer de façon pratique". A partir de cet état des lieux, la HAS a réalisé une série de repères et d'outils. Ces documents permettent tout d’abord d’identifier les ressources disponibles (annuaires, répertoires, etc.). La HAS souhaite aussi faciliter le partage d’informations utiles, à l‘aide de différents outils tels que des messageries sécurisées, des dossiers partagés, etc... "Une attention doit être portée aux lettres de liaison ville-hôpital, obligatoires" souligne l’agence sanitaire. Elle souhaite par ailleurs permettre à tout praticien d’accéder à des conseils de confrère : "II est primordial que le médecin généraliste puisse joindre et échanger facilement avec un psychiatre et inversement", affirme la HAS. Cela peut se faire, par exemple via une ligne téléphonique dédiée au médecin généraliste, lui permettant d'obtenir des conseils pour une prise en charge ou une orientation vers les soins spécialisés. D’autres outils complémentaires sont présentés dans ce guide. Les professionnels peuvent se saisir de ces outils en fonction de leurs besoins, de leurs contraintes et des spécificités de leur territoire respectif. LA HAS insiste enfin sur la nécessité d’une implication et d’un appui des ARS. Les projets territoriaux de santé mentale (Ptsm), dont le projet "Ma Santé 2022" énonce l'obligation de mise en œuvre d'ici juillet 2020, devraient faciliter le développement de cette coordination. 

 

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