L'accès aux études de médecine plus inégalitaire qu'avant la réforme de la Paces ? La réponse du ministère | egora.fr
PUB
A+ A-

L'accès aux études de médecine plus inégalitaire qu'avant la réforme de la Paces ? La réponse du ministère

A quelques mois du concours pour intégrer les filières médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie, les candidats primants aux études de santé s’inquiètent d’une inégalité des chances entre les Pass/LAS et les doublants Paces dans les effectifs à cause de la réforme du premier cycle. Si la ministre de l’Enseignement supérieur a annoncé la semaine dernière une augmentation du nombre de places en deuxième année, elles sont toujours insuffisantes aux yeux des primants et de leurs parents, pour compenser cette année charnière. Faux, leur répond le ministère. 

 

Décidément, la réforme du premier cycle des études de santé, mettant notamment fin à la Paces et au numerus clausus, aura fait couler beaucoup d’encre depuis sa mise en place, en septembre dernier. Inaugurée en pleine épidémie, avec des effectifs gonflés par la crise sanitaire, elle est bien souvent qualifiée de “chaotique” par les étudiants, qu’ils soient Paces doublants - autorisés exceptionnellement à redoubler sous ce régime - ou primants Pass/LAS. Car désormais, en effet, la filière unique n’existe plus. Les candidats à médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie (MMOP) y candidatent soit via une Pass, équivalent à l’ancienne Paces, avec une matière mineure de leur choix obligatoire en plus ; soit via une LAS, une licence avec une option santé leur permettant de rejoindre les filières MMOP grâce à une passerelle. Dernière nouveauté : le redoublement n’est plus permis. A l’issue de leur année, si les candidats ne parviennent pas à passer en deuxième année, ils poursuivront leurs études dans la matière majeure ou mineure, exception faite des LAS qui pourront tenter la passerelle deux fois pendant leur licence. 

Après la surcharge de travail remise en question à cause de l’option mineure ou majeure, les programmes mal ficelés, le manque de coordination entre les différentes UFR, le défaut de communication… Ce sont les effectifs qui sont pointés du doigt. Le dernier numerus clausus, publié en janvier, prévoit en effet 3.672 places en deuxième année aux Paces doublants, répartis dans toutes les universités de France. Un chiffre qui a surpris les primants Pass/LAS par son ampleur.

Très vite, ils se sont mis à dénoncer une inégalité des chances, rejoints par le collectif national Pass/LAS qui a multiplié lettres ouvertes, tribunes et sollicitations de députés sur le sujet. En réponse, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a annoncé le 16 mars à l’Assemblée nationale un rehaussement des effectifs de deuxième année de médecine de 1.800 places pour les primants, soit une augmentation 12%. “Hélas, trois fois hélas, ce...

17 commentaires

D'accord, pas d'accord ?
Débattez-en avec vos confrères.

Vous n'avez pas de compte ?

Inscrivez-vous gratuitement

 

Site d’informations médicales et professionnelles,
Egora.fr s’adresse aux médecins, étudiants des facultés de médecine et professionnels de santé (infirmier, kiné, dentiste…). Nous traitons des sujets qui font le quotidien des médecins généralistes (démographie médicale, consultation, rémunération, charges, relations avec la CPAM, FMC, remplacement, annonces) et plus largement de tout ce qui concerne l’actualité santé : pathologies, médicaments, hôpital, recherche, sciences…