Une quatrième année d'internat dès la rentrée prochaine ? C’est non, pour les futurs généralistes

03/05/2022 Par Marion Jort
Considérant que le délai avant les épreuves classantes nationales informatisées (ECNi) est trop juste pour mettre en place la quatrième année d’internat, l’InterSyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG) s’est vivement opposée à son introduction dans la maquette universitaire pour la rentrée. 

  Passera ou passera pas à la rentrée prochaine ? Alors que la quatrième année du diplôme d’études spécialisées (DES) de médecine générale fait désormais consensus parmi les décideurs mais qu’aucune date n’a encore été fixée pour sa mise en place, l’Isnar-IMG tire la sonnette d’alarme. A seulement six semaines des ECNi, le syndicat considère que le “cadre réglementaire n’est pas fixé” et qu’il est donc trop tard pour l’instaurer dès septembre.  “Il ne faut pas rajouter du stress au D4 qui révisent actuellement les ECNi”, plaide l’Isnar-IMG dans un message posté sur ses réseaux sociaux, estimant également que “les conditions pour une réelle année de formation ne sont pas réunies”.Si une quatrième année doit être mise en place, elle doit se faire au bénéfice des premiers concernés… c'est-à-dire au bénéfice des internes”, déclarait déjà Mathilde Renker, présidente du syndicat, dans une interview accordée à Egora en février. C’est pourquoi, l’Isnar-IMG a décidé de voter une motion pour s’y opposer formellement. 

Emmanuel Macron avait lui-même inclus cette mesure dans son programme, considérant que cette année de formation supplémentaire pouvait être une réponse à la problématique de l’accès aux soins. “S’il s’agit d’envoyer des internes seuls dans des endroits sans supervision, ce serait dangereux pour eux et leurs patients. On parle d’une quatrième année d’internat : il faut que ça soit quelque chose de formateur. Par conséquent, il faut que les capacités de formation soient au rendez-vous, surtout dans certaines zones où il n'y a aucun médecin. Ce n’est pas en mettant un interne tout seul dans un cabinet sans supervision, même indirecte, que ça va résoudre quoi que ce soit sur le plan de l’accès aux soins”, affirmait encore Mathilde Renker avant l’élection. 

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