L'Académie de médecine en faveur d'une régionalisation "partielle" de l'internat
L'Académie nationale de médecine et France Universités plaident pour une régionalisation "partielle" de l'internat. Cette prise de position fait suite à l'adoption, en octobre au Sénat, d'une proposition de loi visant à territorialiser le troisième cycle des études de médecine.
Régionaliser l'internat ? L'Académie nationale de médecine et France Universités sont pour. "Le lieu où est effectué l'internat est un élément déterminant pour l'installation, suggérant qu'il serait bénéfique de favoriser le maintien des étudiants dans leur région d'origine pour y effectuer leur troisième cycle des étudiants", écrivent les deux instances dans un plaidoyer, publié jeudi 22 janvier.
En octobre, une proposition de loi invitant à territorialiser l'internat a été adoptée en première lecture au Sénat, malgré l'opposition des carabins. Actuellement, "en moyenne seulement 25% des étudiants effectuent leur internat dans leur région d’origine, avec des disparités allant de 10% à 60% selon les régions", indiquent l'Académie de médecine et France Universités. Toutefois, si elles plaident pour renforcer ces taux, les deux instances estiment que "la région d'internat ne devrait en aucun cas être imposée comme région d'installation".
En décembre dernier, les deux instances, accompagnées par la Conférence des doyennes et des doyens de médecine, avait émis une position conjointe sur la proposition de loi adoptée au Sénat. Concernant la régionalisation, les trois organisations affirmaient soutenir "l’objectif de permettre l’affectation d’environ 40% des étudiants en médecine de second cycle accédant au troisième cycle dans la région dans laquelle ils ont préalablement réalisé leurs études". Mais un tel objectif doit, expliquaient-t-elles, s'"accompagner de mesures de territorialisation des stages de second cycle leur permettant de découvrir l’exercice en territoires avant de devenir internes". "Nous ne soutenons pas l’obligation d’affecter les 2/3 des effectifs d’une promotion d’étudiants en médecine dans leur région d’origine car cela irait à l’encontre d’un concours universitaire équitable de dimension nationale", ajoutaient les trois organisations.
Désormais, l'Académie nationale de médecine et France Universités proposent, dans leur plaidoyer, une "régionalisation partielle de l'internat" afin de favoriser l'attractivité des régions les plus sous-dotées. Une telle territorialisation leur semble être "un bon compromis".
Par ailleurs, selon l'Académie de médecine et France Universités, le choix d'internat devrait se faire "par région et non par subdivision pour renforcer la territorialisation". "Le choix d’une des subdivisions de la région se fera ensuite par rang de classement. Une mobilité systématique au sein des CHU de la région sera favorable à la qualité de la formation", détaillent les deux instances dans leur plaidoyer.
Renforcer l'attractivité du CESP
Elles proposent, en outre, que soit intégrée "la possibilité de choisir des régions prioritaires au moment de l'inscription, prise en compte dans les classements par l'intégration d'un premier coefficient de pondération supplémentaire dans la procédure nationale d'appariement". "L’attractivité de ces régions prioritaires sera ainsi améliorée", estiment les deux signataires.
Dernière recommandation : la nécessité de renforcer l'attractivité du contrat d'engagement de service public "en ouvrant le choix de la spécialité par l’ajout d’un second coefficient de pondération supplémentaire dans la procédure nationale d’appariement".
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