Baptiste Beaulieu : "Si c'était à refaire je le referais"

11/09/2018 Par Dr Baptiste Beaulieu

"C'est très étrange. A posteriori on a tendance à garder le meilleur. Je ne me souviens que des moments où on s'amusait et on riait comme des bossus ! Il y avait aussi des moments de catharsis, où on bossait toute la journée. Le tout premier jour de ma première année a été un très gros stress. Tout était fait pour nous stresser, le bruit, les boulettes de papier… C'est une sorte de guerre psychologique qui se joue pour pousser les étudiants à abandonner la partie. C'est le côté pervers du système de la première année. Je me souviens de parties de cache-cache dans le musée d'anatomie de l'université, le soir, alors que tout était fermé. Le musée était très effrayant, il y avait des ombres partout. Nous avions de gros moments de pétage de câble. J'ai l'image de moi, montant sur le toit de ma voiture avec mes potes qui essayaient de me fouetter avec des branches. Parfois on se demande comment on en est arrivé là. Mais en fait c'était une sorte de crise parce qu'on n'en pouvait plus. Je n'ai pas eu ma première année du premier coup. Avec le recul, je me suis peut-être un peu plus amusé la première fois parce que j'avais le joker de la seconde première année. La deuxième fois, je me suis aussi amusé mais j'ai assuré mes arrières. Je n'ai pas eu de sentiment de solitude. Je me suis trouvé deux potes, Nicolas et Olivier, avec lesquels j'ai passé toutes mes études. Cette période a été l'un des meilleurs moments de ma vie. Ils étaient extraordinaires. Mes deux premières années ont été deux années très dures. Mais pourtant, avec le recul, si on me proposait de les refaire avec les mêmes potes, je dirais oui. Pour Olivier et Nicolas, je resigne tout de suite. C'est le genre d'amitié... Comme si on avait fait la guerre ! J'ai vraiment des souvenirs géniaux. C'est cette belle amitié que je retiens de ma première année. Le pire pendant ces deux premières années… Les salades Saupiquet en boîtes de conserves ! Je prenais toujours la mexicaine parce que c'était la moins dégueulasse. C'était mon repas de midi avec un carré de chocolat. Cela doit faire 15 ou 16 ans que je n'ai pas retouché à une salade Saupiquet. Je ne pourrais plus jamais."

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

Herve Koskas

Non

Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

6 débatteurs en ligne6 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
23
Histoire
Clémenceau : le médecin le plus puissant de l’histoire de France a son expo
12/06/2026
20
VSS
"Je hurlais de douleur et leur demandais d'arrêter" : cette enquête révèle l'ampleur des atteintes au...
18/06/2026
12
Infectiologie
Maladie de Lyme : malgré des avancées, des patients toujours en errance
27/05/2026
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2