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Une étudiante en médecine visée par une OQTF à trois semaines du début de l'externat : une pétition lancée
Alors qu'elle devait entamer son externat à la rentrée, Rania, étudiante de nationalité algérienne à la faculté de médecine de Lille, s'est vu délivrer une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Une pétition a été lancée pour exiger l'annulation de la procédure.
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"Je ne comprends pas", a déclaré Rania, étudiante algérienne à la faculté de médecine de Lille, dans les colonnes de La Voix du Nord. La jeune femme est arrivée en France à l'âge de 15 ans avec ses parents. Après avoir obtenu son baccalauréat avec mention au lycée Notre-Dame-des-Dunes de Dunkerque, Rania a poursuivi ses études à Lille, en psychologie. Sa licence en poche, elle a finalement décidé de s'orienter vers la médecine et s'est classée 96e sur plus de 1 000 candidats au concours d'entrée. Mais alors qu'elle s'apprête à démarrer son externat, l'étudiante vient de se voir délivrer une obligation de quitter le territoire français (OQTF) par la sous-préfecture.
Selon La Voix du Nord, la préfecture du Nord a systématiquement refusé de lui délivrer un titre de séjour depuis ses 18 ans. En juillet, Rania a formulé une nouvelle demande, qui a finalement débouché sur une obligation de quitter le territoire. Déterminée, l'étudiante a indiqué à nos confrères qu'elle engagerait un nouveau recours devant le tribunal administratif avec effet suspensif. Mais cette OQTF compromet son externat. "La rentrée, c'est dans trois semaines. L'externat est une activité salariée. Sans titre de séjour, il m'est interdit d'avoir une activité salariée", a expliqué la jeune femme, qui a été présidente de l'Association corporative des étudiants en médecine de Lille (ACEML).
Cette situation est d'autant plus incompréhensible pour Rania, qui souhaite devenir cardiologue, qu'elle a été sélectionnée par la communauté urbaine de Dunkerque (CUD) pour bénéficier d'une bourse d'engagement, relève le quotidien local. La jeune femme s'était ainsi engagée à exercer cinq ans sur le territoire. "Alors que la France fait face à une problématique importante d'accès aux soins et à un manque de médecins dans de nombreux territoires, dont le territoire dunkerquois", cette situation est qualifiée d'"absurde" par Bernard Champagne, auteur d'une pétition en soutien à Rania et co-président de la Ligue des droits de l'Homme à Dunkerque.
"Interrompre administrativement ce parcours serait une perte sèche pour la France", déplore le texte, publié sur la plateforme change.org, qui rappelle que "former un médecin demande des années d'efforts, d'investissements humains et financiers". "Derrière cette décision administrative se trouve une réalité humaine : celle d'une jeune femme pleinement intégrée dans la société française, investie dans son université, engagée auprès des autres et qui souhaite simplement continuer le parcours qu'elle a construit ici", lit-on encore.
Signée par plus de 14 000 personnes à l'heure où nous publions cet article, la pétition demande "que la situation de Rania soit examinée avec humanité et bienveillance, afin qu'elle puisse poursuivre ses études de médecine, débuter son externat et devenir la cardiologue qu'elle aspire à être".
[avec La Voix du Nord]
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