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Suicide d’un interne à La Réunion : l’ISNI appelle à "agir pour la santé mentale des étudiants"

L’Intersyndicale nationale des internes a annoncé, par voie de communiqué, le suicide, sur l’île de la Réunion, d’un interne en médecine. Un drame qui nécessite la prise de mesures selon le syndicat étudiant, qui dénonce les conditions de formation "dégradées" des étudiants et des internes en médecine. 

16/02/2026 Par Alexis Vignais
Internat
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C’est une triste nouvelle annoncée, par voie de communiqué, par l’Isni. "C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès d’un interne de la subdivision de l’océan Indien", indique le syndicat étudiant, ce lundi 16 février. Le syndicat précise qu’il s’agit d’un "suicide", tout en présentant ses condoléances à toutes les familles d’internes et d’étudiants endeuillés de cette manière.

Un drame qui s’est déroulé sur l’île de la Réunion et qui révolte l'Intersyndicale nationale des internes. "Cette situation ne peut être considérée comme isolée. Elle révèle des violences systémiques et institutionnelles que subissent de nombreux étudiants et soignants tout au long de leur formation et de leur exercice", dénonce le communiqué, chiffres à l’appui. S’appuyant sur des enquêtes nationales, réalisées en 2017, 2021 et 2024, le syndicat avance que : "21 % [des étudiants] ont présenté des idées suicidaires dans l'année et 70 % ont envisagé d'arrêter leurs études au moins une fois par mois."

"Contrainte budgétaire” et “sous-effectifs chroniques"

Le syndicat, qui représente l'ensemble des 39 000 internes en médecine en France, met en avant des conditions de formation "particulièrement dégradées", arguant que "les internes travaillent en moyenne 59 heures par semaine, parfois jusqu'à 80 selon les spécialités", "[qu’] 1 sur 5 déclare subir des violences sexistes et sexuelles", et "[qu’] au moins 14% rapportent des situations de harcèlement au travail."

Mère d'une interne suicidée, elle en a fait son combat : "On n'a pas le droit de laisser mourir d'épuisement un étudiant de 24 ans"

Cela s’ajoutant à "la contrainte budgétaire" et aux "sous-effectifs chroniques", qui "détériorent concrètement le travail quotidien". Conséquences : "les équipes s'épuisent, la qualité des prises en charge recule et les soignants voient leur santé mentale se fragiliser."

Face à un tel constat, "la détresse des internes ne doit pas être invisibilisée" souhaite l'Isni qui appelle à la mise en place de "mesures concrètes et durables [qui] doivent être mises en œuvre sans délai". "Honorer la mémoire de notre collègue, c'est refuser que cet événement se reproduise, c'est agir pour la santé mentale des étudiants et internes en Médecine."

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