"Un air de quasi-démantèlement" : 350 acteurs de la santé signent une tribune contre la réorganisation de Santé publique France
Fin janvier, le Gouvernement a annoncé un recentrage stratégique de Santé publique France. Les campagnes de communication vont désormais être gérées par le ministère de la Santé et par l’Assurance maladie. 350 acteurs de la santé appellent à préserver le rôle de l’agence dans les campagnes de prévention.
Ils ne mâchent pas leurs mots. Un collectif de 350 acteurs de santé publique dénonce la réorganisation prévue de l'agence sanitaire Santé publique France à travers une tribune publiée dimanche 15 février, dans les colonnes du Monde. Des mots qui appellent notamment à préserver le rôle de l’agence dans les campagnes de prévention.
"On espère que le Gouvernement affichera une politique de santé publique claire et qu'il redonnera à son agence la place qui lui revient, et notamment une place pour la prévention et la promotion de la santé", souligne à l'AFP Anne Vuillemin, présidente de la Société française de santé publique, à l'initiative de cette tribune.
Le Gouvernement a annoncé fin janvier un "recentrage stratégique" de Santé publique France, dont plusieurs missions, comme la gestion des stocks stratégiques et le pilotage de la réserve sanitaire, vont être transférées au ministère de la Santé. Les campagnes de communication de santé publique seront, à partir de 2027, rattachées au ministère de la Santé et à l'Assurance maladie.
"Protéger les populations"
Une décision qui n’est pas vraiment au goût des signataires de la tribune qui y voient "un air de quasi-démantèlement de son activité [de Santé publique France] en matière de campagnes de prévention." "En dix ans d'existence, Santé publique France a pourtant montré la valeur ajoutée d'une agence publique alliant surveillance de l'état de santé de la population, veille et alerte sanitaires, prévention et promotion de la santé", rappellent les signataires de la tribune, tous issus du monde scientifique, médical ou associatif.
"Pour protéger les populations, il est en effet indispensable de disposer d'une expertise publique forte, structurée et indépendante des décideurs politiques", soulignent ces acteurs qui déplorent que cela ait été décidé "sans bilan public, sans évaluation partagée, sans concertation avec la société civile".
[avec AFP et Le Monde]
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