Mortalité évitable : le système de santé français surclasse les autres pays de l'UE

06/09/2019 Par Yvan Pandelé
Système de santé

D'après les données d'Eurostat pour 2016, le système de santé français se classe à la tête des pays européens en matière de décès prématurés évitables, devant les Pays et la Pologne. Un résultat qui tient à l'excellence de notre système de santé en matière de prise en charge curative plutôt qu'aux actions de prévention primaire. La France, meilleur système de santé de l'Union européenne ? Le constat est à nuancer, mais les chiffres de 2016 dévoilés par Eurostat confirment que l'Hexagone n'a pas à rougir vis-à-vis de ses voisins. En matière de mortalité évitable (le taux de décès évitables avant 65 ans), le pays se classe même en tête de liste, devant les Pays-Bas et la Pologne. À l'autre bout du classement figurent la Roumanie, la Lituanie et la Hongrie (28e).

Décès évitables = mortalité traitable ("amenable mortality") + mortalité évitable ("preventable mortality"). Source : Eurostat.

Dans la typologie d'Eurostat, les décès évitables se déclinent en deux catégories bien distinctes : les décès ayant trait à des maladies pouvant être prises en charge par le système de soins et de dépistage (amenable mortality, traduit par "mortalité traitable") et ceux liés aux pratiques de prévention primaire (preventable mortality, approximativement traduit par "mortalité évitable"). Or, les bons résultats de la France sont surtout liés aux performances de son système de soins et de dépistage : les décès prématurés "traitables" ne représentent que 19,3 % de l'ensemble des décès, ce qui place la France en première position devant la Belgique (20,5 %) et le Danemark (21,0 %). En matière de prévention, la France est moins performante et se classe dans le premier tiers du tableau, derrière un trio de tête constitué par la Bulgarie (35,4 %), Chypre (39,2 %) et Malte (39,9 %). Sur l'ensemble des morts prématurées considérées comme évitables en Europe, les maladies cardiovasculaires sont les plus fréquentes (15 %), suivies des cancers des voies respiratoires (trachée, bronches et poumons, 14 %), des AVC (7 %) et des maladies liées à l'alcool (7%).

 

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