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Un parcours de soin renforcé pour les jeunes de l'Aide sociale à l'enfance
L'arrêté permettant la mise en place d'un parcours "enfance protégée", pour les jeunes suivis par l'ASE, a été publiée samedi 25 avril.
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Les jeunes suivis par l'Aide sociale à l'enfance (ASE) vont pouvoir bénéficier sur l'ensemble du territoire d'un parcours de soins "coordonné" et "renforcé", selon un arrêté publié au Journal officiel. Ce parcours bénéficiera à des mineurs et jeunes majeurs de moins de 21 ans placés ou suivis dans leurs familles. Des jeunes anciennement suivis pourront être inclus dans ce parcours jusqu'à un an après la fin de leur prise en charge par l'ASE.
Via ce nouveau parcours, "chaque enfant protégé aura un bilan de santé complet" dès sa prise en charge par la protection de l'enfance, "un accès à des soins de santé mentale, un suivi continu et un accompagnement sans rupture", a promis la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, lorsqu'elle a annoncé cette mesure mi-novembre.
Outre un bilan de santé et de prévention, somatique et psychique, effectué par des généralistes ou pédiatres principalement, des interventions en soins précoces en santé mentale (psychologues, psychomotriciens, ergothérapeutes) prises en charge par l'Assurance maladie seront possibles.
Des structures départementales, sélectionnées par les ARS via un appel à candidatures en concertation avec les conseils départementaux, seront chargées de coordonner les soins.
Une espérance de vie inférieure de 20 ans
"Les enfants et adolescents pris en charge au titre de la protection de l'enfance constituent une population particulièrement vulnérable", avec "un état de santé plus dégradé", souligne le cahier des charges du parcours. Chez ces jeunes, il est notamment observé "la fréquence d'insuffisances pondérales ou de surpoids, un parcours souvent marqué de pathologies, de traumatismes et d'hospitalisations et un fréquent besoin de prise en charge psychologique ainsi qu'une surreprésentation des situations de handicap".
Selon un rapport parlementaire publié en avril, les jeunes de l'ASE ont une espérance de vie inférieure de 20 ans aux autres jeunes. Pourtant leur accès aux soins peut être difficile, avec des parcours de soins mal coordonnés et une offre de soins adaptés pas toujours suffisante, notamment en santé mentale. Alors qu'ils représentent la moitié des hospitalisations en pédopsychiatrie, seuls 30% de ces enfants bénéficient d'un bilan de santé en arrivant à l'ASE et moins de 10% d'un réel suivi de leur santé.
[avec AFP]
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